Quelques échafaudages de plus

Le grand échafaudage installé parallèlement à la façade nord du vieux moulin.
Le grand échafaudage installé parallèlement à la façade nord du vieux moulin.

Mais quel est donc ce grand échafaudage au nord du vieux moulin ? Et ces autres échafaudages le long de la ferme ? Et ce nombre croissant de camions dans la cour et sur le parking du moulin ? Le printemps arrive, le chantier revêt des allures de ruche ou de fourmilière avec des interventions en divers bâtiments.

Le point le plus abouti du moulin, et aisément accessible aux artisans, est pour l’instant l’auditorium. Les menuisiers sont revenus, ont construit la barrière de la régie, les rambardes au-dessus des accès, achevé d’isoler phoniquement les murs, débuté la pose des lambourdes qui accueilleront le parquet. Les peintres ont peint les deux pignons en noir, les électriciens finissent l’installation. Une fois celle-ci parachevée, les menuisiers pourront poser le parquet et les revêtements muraux définitifs. Ne restera plus qu’à installer les fauteuils, au dernier moment. Les loges quant à elles attendent les éléments des sanitaires, puis le carrelage.

Mur de scène de l'auditorium vu depuis les gradins. Le haut entièrement peint en noir a pris son aspect final. Les côtés et le bas du pignon attendent que le revêtement définitif puisse être posé.
Mur de scène de l’auditorium vu depuis les gradins. Le haut entièrement peint en noir a pris son aspect final. Les côtés et le bas du pignon attendent que le revêtement définitif puisse être posé.
La rambarde de la régie, tout en haut des gradins. le mur du fond a aussi été peint en noir.
La rambarde de la régie, tout en haut des gradins. Le mur du fond a aussi été peint en noir.

Les chauffagistes ont débuté leur intervention voilà trois semaines par l’installation du chauffage au sol : mise en place de plaques isolantes, pose des tubes « en escargot » par-dessus, raccordement par une « nourrice » aux chaudières. Par-dessus sera coulée une dalle de 9 centimètres, qui sera poncée comme revêtement final. Ce chauffage a été installé dans les deux salles de réception du rez-de-chaussée côté cour, dans le couloir d’accès à l’ascenseur entre ces deux salles, et dans l’accueil-boutique au rez-de-chaussée côté jardin.

Le 1er avril 2021, petite salle de réception. Les chauffagistes ont posé sur la dalle de béton une couche de plaques isolantes (environ 5 cm) sur laquelle reposera un tuyau.
Le 1er avril 2021, petite salle de réception. Les chauffagistes ont posé sur la dalle de béton une couche de plaques isolantes (environ 5 cm) sur laquelle reposera un tuyau. A noter que les plaquistes avaient au préalable posé la cloison et préparé le plafond.
Petite salle de réception, installation de la conduite d'eau du chauffage au sol.
Petite salle de réception, installation de la conduite d’eau du chauffage au sol.
La "nourrice", d'où arrivera et repartira l'eau chaude du chauffage au sol.
La « nourrice », d’où arrivera et repartira l’eau chaude du chauffage au sol.
Préparation du chauffage au sol, la couche de plaques isolantes.
Préparation du chauffage au sol dans la salle de réception de la meunerie, la couche de plaques isolantes.
Implantation au sol d'un conduit d'eau en "escargot" : le chauffage au sol, dans la salle de la meunerie, l'accueil et la petite salle de réception.
Dans la même salle, un conduit d’eau en « escargot » a été posé pour le chauffage au sol.

Les plaquistes quant à eux avaient investi la petite salle de réception pour en faire les plafonds puis la cloison entre l’office et la salle. Les dernières plaques seront posées une fois la dalle coulée. Ils ont fait de même dans l’accueil, la boutique et dans l’atelier d’artiste où un nouveau plafond cache les conduits de la ventilation. Puis tel un essaim, pour poursuivre la métaphore « abeillère », ont pris d’assaut le grand gîte. La transformation est impressionnante, en trois semaines, le plafond, puis les structures des cloisons, puis les cloisons elles-mêmes ont été posés, en laissant une petite place aux plombiers, chauffagistes et électriciens venus monter leurs réseaux en fonction des nouvelles pièces définies. Les bandes entre les plaques sont plâtrées, peintes, le travail va se faire dorénavant, une fois l’escalier achevé, à l’étage du dessous, à l’entrée du grand gîte pour distinguer la chambre PMR de la salle-à-manger et de la cuisine. Viendra ensuite le tour du logement de fonction.

Après avoir plaqué les salles de réception, les plaquistes se sont attaqué au grand gîte. Le plafond tout d'abord, ici déjà posé, puis les cloisons. Les châssis métalliques supportant portes et plaques sont en cours d'installation. Ici côté chambres.
Après avoir plaqué les salles de réception, les plaquistes se sont attaqué au grand gîte. Le plafond tout d’abord, ici déjà posé, puis les cloisons. Les châssis métalliques supportant portes et plaques sont en cours d’installation. Ici côté chambres le 1er avril 2021.
Côté salon, les structures en cours d'installation.
Côté salon, les structures en cours d’installation.
Le 12 avril, une des chambres plaques des cloisons posées, plâtrées.
Le 12 avril, une des chambres, plaques des cloisons posées, plâtrées.

À l’extérieur, les façadiers sont entrés dans le jeu. La période froide se terminant (malgré quelques prolongations), la réfection va donc pouvoir commencer. Par la ferme tout d’abord. Des échafaudages ont été posés tout autour du bâtiment pour supprimer au percuteur les anciens joints. La reprise de ces joints viendra prochainement.

La façade de la ferme prise dans un nouvel échafaudage, celui des façadiers. Les artisans ont fait supprimé les anciens joints à coup de percuteurs. Lun nouvel enduit, "beurré", laissant apparaître les pierres, prendra place dans ces vides nouvellement créés.
La façade de la ferme côté jardin prise dans un nouvel échafaudage, celui des façadiers. Les artisans ont fait supprimer les anciens joints à coups de percuteurs. Un nouvel enduit, « beurré », laissant apparaître les pierres, prendra place dans ces vides nouvellement créés.
La façade de la ferme côté cour. Un artisan est en train d'achever le décapage des joints.
La façade de la ferme côté cour. Un artisan est en train d’achever le décapage des joints.

Dernier corps de métier, très attendu, les charpentiers ont monté deux échafaudages, un le long de l’ascenseur côté nord, un autre dans son prolongement parallèle à la façade du vieux moulin. Des liteaux ont été vissés sur les façades Est et Nord de l’ascenseur en attendant la réception de matériaux manquant pour la construction de la coursive. (Les artisans rencontrent hélas actuellement des soucis d’approvisionnement.) La longue structure métallique ne laissait rien présager de comment seraient montés, emboîtés les différents éléments de la passerelle.

Un échafaudage a été installé autour de l'ascenseur afin de poser les bardages bois qui habilleront le massif. Pour l'instant, seuls des liteaux ont été vissés dans le mur.
Un échafaudage a été installé autour de l’ascenseur afin de poser les bardages bois qui habilleront le massif. Pour l’instant, seuls des liteaux ont été vissés dans le mur.

La surprise est donc de taille lorsque ce jour de visite de chantier, les premières pièces métalliques et poutrelles en bois commencent à former ce qui sera le soubassement et la paroi extérieure de ce grand couloir suspendu. Totalement inédite à Ambert, voire plus loin ! Cette structure est constituée de trois grandes poutres en bois lamellé-collé de quinze mètres de long environ, d’un seul tenant, superposées, accrochées chacune à un étage du massif de l’ascenseur. Chacune d’elle correspond donc aux sols et plafonds des deux niveaux de la coursive. Elles sont tenues par des poteaux métalliques formant des travées de deux modules s’intercalant. Chacune des travées sur ces trois niveaux est contreventée par des poteaux métalliques obliques, parfois seuls, parfois en croix. L’ensemble créé est rigide et forme comme un mur supportant tout risque sismique et interdisant tout ploiement des poutres en bois.

Surprise en débouchant à l'entrée de l'ascenseur, les charpentiers ont débuté la construction de la coursive. La façade de cette dernière s'élève déjà, le long de l'échafaudage parallèle à la façade. Elle est fixée au vieux moulin par des poutres perpendiculaires bloquées à force dans des trous creusés spécialement et vissées à la longue poutre de soutènement. La passerelle est suspendue au-dessus du bief que l'on aperçoit à droite.
Surprise en débouchant à l’entrée de l’ascenseur, les charpentiers ont débuté la construction de la coursive. La façade de cette dernière s’élève déjà, le long de l’échafaudage parallèle à la façade. Elle est fixée au vieux moulin par des poutres perpendiculaires bloquées à force dans des trous creusés spécialement et vissées à la longue poutre de soutènement. La passerelle est suspendue au-dessus du bief que l’on aperçoit à droite.
Pose en cours d'une poutre reliant la façade de la passerelle à la façade du moulin. De chaque côté des accès.
Pose en cours d’une poutre reliant la façade de la passerelle à la façade du moulin. De chaque côté des accès.

 

 

 

 

 

 

 

Les poutres reliant la façade du vieux moulin à celle de la coursive sont en bois lamellé-collé, du douglas. Les pièces de bois sont ainsi plus rigides que des poutres en bois massives, les fibres contraires des différentes lames de bois se neutralisant.
Les poutres reliant la façade du vieux moulin à celle de la coursive sont en bois lamellé-collé, du douglas. Les pièces de bois sont ainsi plus rigides que des poutres en bois massives, les fibres contraires des différentes lames de bois se neutralisant.
Structure des longues poutres servant de sablières à la coursive : en lamellé-collé, avec au centre une âme en OSB.
Structure des longues poutres servant de sablières à la coursive : en lamellé-collé, avec au centre une âme en OSB.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De face, la première partie de la coursive. Deux niveaux se superposent, le rez-de-chaussée repose sur un massif créé spécialement en avant de la cascade du bief. les poutres sont séparés par des structures métalliques. Le niveau supérieur de la passerelle se poursuivra jusqu'au-dessus de la porte de l'auditorium, sur un massif là aussi construit spécialement pour la recevoir.
De face, la première partie de la coursive. Deux niveaux se superposent, le rez-de-chaussée repose sur un massif créé spécialement en avant de la cascade du bief. Les poutres sont séparées par des structures métalliques. Le niveau supérieur de la passerelle se poursuivra jusqu’au-dessus de la porte de l’auditorium, et reposera sur un massif là aussi construit spécialement.

Ce mur est ancré dans le mur du moulin par des poutres en bois lamellé-collé qui formeront le sol de chaque niveau. Deux mois sont prévus pour construire en totalité ce « mécano » XXXL. A la fin, la passerelle sera entièrement vitrée et bardée de bois.

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