Automne languissant, grands pas du chantier

« L’automne se languit ». Sensations fugaces lundi dernier en réunion de chantier, brume légère, lumière jaune et douce propice à l’endormissement, petit froid piquant. Prémices de l’hiver… D’ailleurs il est là ce matin, les pans blancs de la montagne entrevus au travers d’un rapide déchirement des nuages le confirment.

Le moulin de Nouara vu des flancs de la colline qui le domine.
Le moulin de Nouara vu des flancs de la colline qui le domine.

Le chantier avance, à pas qui paraissent petits pour ceux qui le voient toutes les semaines voire tous les jours, mais à grands pas lorsqu’on prend du recul.

Au dernier article, je vous proposais un topo sur l’ascenseur, le premier étage était fini, à l’article précédent, les travaux dans la ferme en étaient au coulage des dalles. Il y a loin de tout cela…

En image, nous en sommes là aujourd’hui :

Façade ouest de Nouara. Le gros oeuvre de l'ascenseur est quasiment achevé, le toit a été coulé.
Façade ouest de Nouara. Le gros œuvre de l’ascenseur est quasiment achevé, le toit a été coulé. La charpente de la ferme et de la grange a été posée, la toiture devrait être terminée dans une quinzaine de jours.
Dessin d'architecte au début du projet, projection de la façade sur rue une fois les travaux de réhabilitation achevés.
Dessin d’architecte au début du projet, projection de la façade sur rue une fois les travaux de réhabilitation achevés. L’angle et les proportions ne sont pas tout à fait identiques, mais cette « virtualité » permet d’approcher ce que sera le moulin fini.

 

Façade ouest du moulin de Nouara, le 28 janvier 2016.
Façade ouest du moulin de Nouara, le 28 janvier 2016.

Deux ans de travaux, les changements sont impressionnants, heureusement, et la mémoire est courte.

Côté ferme, du sol au plafond, pas mal d’évolutions : des dalles à tous les étages, un escalier fonctionnel, des fenêtres en plus, des passages autrefois inexistants, un début de toiture…

Nous sommes à l'emplacement de l'ancienne grange, un étage a été créé. La fenêtre au fond n'existait pas, elle a été créée (cf. l'article sur la corniche en brique)
Nous sommes à l’emplacement de l’ancienne grange, un étage a été créé. La fenêtre au fond n’existait pas, elle a été ouverte pour éclairer un salon (cf. l’article sur la corniche en brique). Un demi-étage a été construit (à droite) il accueillera des sanitaires et au fond une centrale de traitement d’air du bâtiment et des salles du bâtiment mitoyen (accueil, meunerie).
Même vue, ave la charpente. (Du solide au passage, les fermettes fluettes ne sont pas acceptées dans les établissements recevant public.) A droite, derrière l'échafaudage, on aperçoit le local CTA, dans lequel la centrale a été installée par la grue.
Même vue (à quelque chose près), avec la charpente. (Du solide au passage, les fermettes fluettes ne sont pas acceptées dans les établissements recevant public !) A droite, derrière l’échafaudage, on aperçoit le local CTA, dans lequel la centrale a été installée par la grue.
La même pièce vue d'en face. La fenêtre bandeau est neuve, la porte dans l'ancien pignon de refend entre la grange et la ferme aussi.
La même pièce vue d’en face. La fenêtre bandeau est neuve, la porte dans l’ancien pignon de refend entre la grange et la ferme aussi.

Une fois la porte franchie, nous débouchons sur l’escalier à droite descendant vers le rez-de-chaussée, et les chambres qui occupent cet étage.

L'escalier du grand gîte permettant (je vous avais présenté le coffrage inférieur dans un précédent article).
L’escalier du grand gîte (je vous avais présenté le coffrage du revers dans un précédent article).
Dans l'espace des chambres, à gauche la porte dans le pignon de refend.
Dans l’espace des chambres, à gauche la porte dans le pignon de refend.

La charpente du grand gîte est à la fois en bois lamellé-collé (plutôt couleur crème) pour les pièces structurantes et portantes (pannes, arbalétriers, entraits, et poinçons), en bois massif (jaune car traité pour éviter les moisissures et insectes) pour les chevrons, parties de contreventement, solives de plafond, planches d’égout et de rive (qui soutiennent la couverture ou les plafonds). Dans les deux cas, ce sont des résineux qui sont employés. La toiture sera achevée à la fin de l’année.

La charpente du grand gite au fond, au premier plan la toiture de l'accueil et meunerie.
La charpente du grand gîte au fond, au premier plan la toiture de l’accueil et meunerie, en zinc la galerie de circulation. Les premiers chevrons et les parties en surplomb des chevrons ont été teintés car visibles.

Passons à la cage d’escalier-ascenseur. Nous en étions restés aux portes du second niveau, cette fois il est atteint et même dépassé puisque le toit de l’ascenseur a été coulé, reste à construire la dalle au-dessus de l’accès à la cage. Le massif ne grandira plus, si l’on ne touche pas le ciel de là-haut, le sol est quand même assez éloigné ! Et le panorama bien plus vaste.

Pour finir, l’escalier de la régie installé dans l’auditorium depuis mi-septembre.

Sur le toit de l'ascenseur.
Sur le toit de l’ascenseur. Habituellement, la maison au fond nous domine…
L'ascenseur et la cage d'escalier vus de face, près de la fosse de la roue.
L’ascenseur et la cage d’escalier vus de face, près de la fosse de la roue.

 

L'entrée de l'ascenseur vue depuis la galerie d'accès.
L’entrée de l’ascenseur vue depuis la galerie d’accès.
Escalier de la régie à l'auditorium.
Escalier de la régie à l’auditorium.
Ambiance de fin d'automne, la façade nord du moulin, le massif d'ascenseur - escalier de secours a pris de l'ampleur...
Ambiance de fin d’automne, la façade nord du moulin, le massif d’ascenseur – escalier de secours a pris de l’ampleur…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À venir l’année prochaine, dans l’ordre, une fois les travaux de gros œuvre achevés sur l’ascenseur et la toiture du gîte : la pose des fenêtres, le placage des murs, les cloisons…, le chauffage au sol,…, bref du second œuvre tous azimuts. Et bien sûr les charpentiers seront à l’ouvrage sur la coursive nord, un gros, gros boulot, du même ordre de ce que fut la cage d’ascenseur pour les maçons.

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