Une revue de toute beauté

Passiflora quadrangularis Decaisneana, originaire de l’Inde, plante de serre. Chromolithographie Severeyns, Bruxelles, Revue horticole 1855, fig. 15, p. 281. Coll. moulin de Nouara.
Passiflora atomaria, chromolithographie G. Severeyns. Revue horticole 1884, p. 36. Coll. moulin de Nouara. Originaire du Mexique, du Pérou...
Passiflora atomaria, chromolithographie G. Severeyns. Revue horticole 1884, p. 36. Coll. moulin de Nouara. Originaire du Mexique, du Pérou…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une (nouvelle) fois n’est pas coutume, éloignons-nous de l’univers des moulins à papier et des vallées d’Ambert pour entrer dans le monde de la botanique et des beaux livres.  (Je n’ai pas abandonné les Dupuy de La Grandrive, mais il faut que je me penche sur le livre qu’Apcher leur a consacré et que j’ai eu le plaisir de trouver dans la bibliothèque de Monsieur Omerin. Et puis il y a aussi les avancées du moulin à relater !)

J’ai commencé voilà quelques semaines à inventorier la future bibliothèque de Nouara, d’une part les ouvrages achetés avec le moulin, d’autre part et surtout ceux donnés par Michel Omerin avant son récent décès. Un voyage comme je les aime, de découverte en découverte, d’envie de lire à une autre, d’échappées en abandon de soi, le tout à portée de la main !

Je vais donc vous accompagner cette fois-ci dans un voyage insolite au cœur d’une revue horticole datant du XIXe siècle dont les superbes planches sont plus que de l’illustration, à tel point que certaines personnes désossent les livres et vendent les images une par une.

La revue en question est la Revue horticole, journal d’horticulture pratique, fondée en 1829 par les rédacteurs du Bon jardinier, Pierre Antoine Poiteau (éditeur scientifique de 1829 à 1851) et André de Vilmorin (oui, du nom bien connu par les jardiniers)**. Elle participe à la vogue des jardins lancée à la suite des découvertes effectuées lors des voyages à l’étranger par des naturalistes, aux travaux du naturaliste suédois Carl Von Linné ayant établi une nomenclature de plus de 10 000 espèces animales et végétales, au calme politique de l’Occident à cette période, et à l’évolution de la reprographie hors texte permettant de produire des ouvrages en grande quantité à moindre frais*. Trimestrielle jusqu’en 1839, puis mensuelle et enfin bi-mensuelle à partir de 1945, La Revue horticole aborde des sujets aussi variés que les nouvelles variétés importées de l’étranger, les techniques de greffes et de taille des arbres, les problèmes de maladies, l’outillage, la forme  des jardins et leurs plans… tant dans les domaines de l’horticulture, que de la floriculture ou du maraîchage. Cette revue paraîtra jusqu’en 1974 et les thématiques ne cesseront de s’adapter aux évolutions de l’art. À cette date, la fusion avec la revue Pépiniériste Horticulteurs Maraîchers donnera naissance à la revue PHM Revue horticole, qui sera absorbée à son tour par Le Lien horticole (journal professionnel des horticulteurs, pépiniéristes, fleuristes, maraîchers) en 2010.

Première page de la Revue horticole, 1855. Coll. moulin de Nouara.
Première page de la Revue horticole, 1855. Coll. moulin de Nouara.

La revue que nous possédons se présente sous forme de recueils reliés annuels, 1855, 1856, 1858, 1859 et 1884. Il est possible de visionner les publications de 1830 à 1947 sur la bibliothèque numérique Hortalia du site de la Société nationale de l’horticulture de France (http://bibliotheque-numerique.hortalia.org/revues).
Les numéros s’enchaînent sans reproduction de la couverture. Les contributeurs sont des jardiniers professionnels ou amateurs, ainsi que les rédacteurs attitrés de la revue. Nous glanons ainsi quelques noms : Carrière, Joseph Decaisne (rédacteur en chef et éditeur scientifique de 1846 à 1855), Alphonse Du Breuil (rédacteur en chef en 1856, chargé du cours d’arboriculture au Conservatoire impérial des Arts et Métiers), Duchartre, Naudin (aide-suppléant de botanique), Pierre Denis Pépin (chef des cultures de pleine-terre au Jardin des Plantes de Paris, éditeur scientifique de 1841 à 1860), Borie (Société impériale d’horticulture),  Dupuis, Heuzé (professeur à l’école d’agriculture de Grignon), Martins (directeur du Jardin des Plantes de Montpellier), Reignac qui tient une chronique horticole en 1856 remplacé en 1858 par Barral, Jean Augustin Barral (éditeur scientifique de 1859 à 1866), Gouas, Groenland (société botanique de France), Guaita (de) (société impériale d’horticulture), Leclère, Louis Lévêque de Vilmorin (éditeur scientifique de 1845 à 1858)**, Boncenne, Ferlet, Gagnaire et Edouard André en 1884, rédacteur en chef à cette date avec Carrière précédemment nommé.
Au vu des qualifications des uns et des autres, il va sans dire que le niveau des textes est élevé, mais compréhensible par tout un chacun. Et surtout, pour avoir parcouru les ouvrages, certaines des techniques sont encore bonnes à prendre, comme celle pour protéger les arbres fruitiers en espalier le long d’un mur ou l’utilisation du savon pour l’élimination de certaines bestioles sur des arbustes. Nous revenons à la base et à la simplicité.

Camellia Archiduchesse Marie. Chromolithographie Severeyns Bruxelles, Revue horticole, 1955, fig. 19, p. 361. Coll. moulin de Nouara.
Camellia Archiduchesse Marie. Chromolithographie Severeyns Bruxelles, Revue horticole, 1955, fig. 19, p. 361. Coll. moulin de Nouara.

Ceci étant, pour les béotiens, l’intérêt de ces ouvrages réside surtout dans les nombreuses illustrations d’une grande beauté et qualité de reproduction. Nuançons : les tout premiers numéros ne comportaient quasiment que du texte, avec au plus cinq ou six planches en noir et blanc.  En 1837, un petit bouleversement intervient dans le monde de l’édition avec la mise au point par l’éditeur Godefroy Engelmann d’une technique de reproduction couleur des dessins : la chromolithographie, plus rapide et précise que la reproduction en couleur qui existait auparavant et passait par la gravure sur cuivre ou sur pierre.*** La revue va rapidement passer en couleur, une aubaine pour présenter de manière somptueuse les découvertes de la botanique. Le premier numéro possédant des planches couleur insérées dans le texte accessible sur le site Hortalia**** date de 1844, soit sept ans après « l’invention » d’Engelmann (les numéros précédents ne sont pas accessibles, peut-être étaient-ils aussi dotés de planches en couleurs). Cependant, dès 1857, l’insertion des planches couleur s’arrête pour deux motifs principaux : d’une part, la non reconnaissance du travail des artistes à l’origine des dessins et surtout le massacre de leur travail, et d’autre part un coût non négligeable qui limitait le nombre d’insertions à une par fascicule. Des reproductions sur bois plus précises prendront alors leur place. Voici ci-dessous des extraits de ce texte :

« (…) Quand on sait la difficulté qu’éprouve un artiste pour rendre sur la toile ou sur le papier, à l’huile ou à l’aquarelle, les fleurs avec leur forme et leurs couleurs , on se demande comment on a pu espérer faire reproduire par des teintes plates imprimées sur pierre, ou par le pinceau rapide et peu artistique des enlumineuses, un travail sur lequel le peintre a passé des heures et pour lequel il a épuisé toutes les ressources de sa palette. On donne au public une image grossière, où l’exactitude de la forme est en partie sacrifiée pour donner une idée invraisemblable d’un coloris impossible à rendre.

Je déclare, quant à moi, que je préfère qu’on me dise à peu près le ton de la fleur, soit en le désignant par le nom de la couleur, soit en cherchant dans les espèces connues une nuance
analogue, au lieu de mettre sous mes yeux les brutales et ridicules peintures qui ont la prétention de me représenter des fleurs dont les teintes délicates et variées échappent quelquefois aux peintres les plus habiles. Qui oserait espérer rendre par la chromolithographie ou par l’enluminure les charmantes fleurs de Redouté ? Et cependant il y a encore bien loin des chefs-d’œuvre de Redouté aux chefs-d’œuvre de la nature !

D’un autre côté, le coloriage des planches, qui est très coûteux, interdisait la reproduction de plus d’une fleur dans chaque numéro, et cette publication, toute restreinte qu’elle était, entraînait encore avec elle, de la part de la propriété de la Revue, des sacrifices considérables. Les éditeurs ont pensé, avec raison, selon nous, qu’il serait tout aussi agréable pour le lecteur et tout aussi utile de recevoir les fleurs, les légumes, les arbres, les fruits, dessinés et gravés sur bois par les meilleurs artistes de Paris, laissant aux rédacteurs des articles le soin de remplir par des descriptions spéciales la lacune produite par l’absence du coloris.
De cette manière, on pourra, sans inconvénient, multiplier le nombre des gravures de fleurs et tenir constamment le public au courant de toutes les nouveautés intéressantes. (…)« 

Le « je » est Pierre-Denis Pépin, rédacteur-en-chef de la revue depuis 1841. En 1858, s’il apparaît encore comme rédacteur, il ne semble plus être rédacteur-en-chef, la ligne éditoriale évolue un peu, mais pas trop. Avec 1859 et l’arrivée d’un nouveau rédacteur-en-chef, Jean-Augustin Barral, les choses changent, les demandes des lecteurs réorientent le contenu des ouvrages : plus d’arboriculture, plus de descriptions d’espèces cultivables par le plus grand nombre. Arrive 1861, changement de maquette, retour des planches coloriées ! Le manque de couleur n’aura duré que quatre années, et la revue aura publié au cours de ces décennies quelque 2 000 planches en chromolithographie.

Les cinq volumes en notre possession appartiennent à trois de ces périodes, la première période colorée, la période éthique et moins dépensière du noir et blanc, et la nouvelle période colorée avec une maquette plus moderne et un plus grand format.

L’idée maintenant n’est pas de faire l’analyse de chaque volume, mais plutôt de vous présenter les planches colorées et les dessins issus de la gravure sur bois, tout aussi remarquables. Mais pas toutes les planches, bien trop nombreuses. En 1855, une tendance se dégage, celle des Rhododendrons, à laquelle je ne manquerai pas d’ajouter les belles planches d’une passiflore et d’un camellia (ci-dessus). Les Clématites et les Chèvrefeuilles sont à l’honneur en 1856 (je ne présenterai que les clématites). En 1858 et 1859, pas d’orientation réelle, j’ai retenu les orchidées de serre, les fruits, quelques animaux aussi, et des plantes diverses de nos jardins. Aucune espèce ne se dégage non plus en 1884, seule une prédominance des fruits peut se remarquer.

LES RHODODENDRONS

Ils proviennent tous de l’Inde et sont à l’époque cultivés en serres.

Rhododendron Thomson, chromolithographie Lemercier Paris, Revue horticole 1855, fig.7 p. 121. Coll. moulin de Nouara.
Rhododendron Thomson, chromolithographie Lemercier Paris, Revue horticole 1855, fig.7 p. 121. Coll. moulin de Nouara. Plante originaire de l’Inde.
Rhododendron Lanatum, chromolithographie Lemercier, Paris, fig. 9 p. 161, Revue horticole 1855. Coll. moulin de Nouara.
Rhododendron Lanatum, chromolithographie Lemercier, Paris, Revue horticole 1855, fig. 9 p. 161. Coll. moulin de Nouara. Plante originaire de l’Himalaya.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rhododendron Hodgsoni, Chromolithographie Lemercier, Paris. Revue horticole 1855, fig. 22 p. 421. Coll. moulin de Nouara. Plante originaire de l’Himalaya.
Rhododendron Maddeni, chromolithographie Lemercier, Paris, Revue horticole fig. 16 p. 301. Coll. Moulin de Nouara. Plante originaire du Sikkim, Inde, Himalaya.
Rhododendron Maddeni, chromolithographie Lemercier, Paris, Revue horticole 1855, fig. 16 p. 301. Coll. Moulin de Nouara. Plante originaire du Sikkim, Inde, Himalaya

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rhododendron glaucum, chromolithographie Lemercier, Paris. Revue horticole fig. 11 p. 201. Coll. moulin de Nouara. plante originaire du Sikkim, Inde, Himalaya.
Rhododendron glaucum, chromolithographie Lemercier, Paris. Revue horticole 1855,  fig. 11, p. 201. Coll. moulin de Nouara. Plante originaire du Sikkim, Inde, Himalaya.
Rhododendron Aucklendii, dessin et lithographie Riocreux, imprimerie Lemercier, Paris. Revue horticole fig. 5 p. 81. Coll. moulin de Nouara. plante originaire du Sikkim, Inde, Himalaya.
Rhododendron Aucklendii, dessin et lithographie Riocreux, imprimerie Lemercier, Paris. Revue horticole 1855, fig. 5, p. 81. Coll. moulin de Nouara. Plante originaire du Sikkim, Inde, Himalaya.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES CLEMATITES

Blanches souvent, bleu azur, rouges ou roses, du Japon ou d’ici, les clématites sont variées et courent toutes sur les murs…

Clematis patens (var. Sophia), Chromolithographie Lemercier, Paris. Revue horticole 1855, fig. 24 p. 461. Coll. moulin de Nouara. Plante originaire du Japon.
Clematis patens (var. Helena). Chromolithographie Lemercier, Paris. Revue horticole 1855, fig.18, p. 341. Coll. moulin de Nouara. Origine Chine ou Japon. Fleurs blanches
Clematis patens (var. Helena). Chromolithographie Lemercier, Paris. Revue horticole 1855, fig.18, p. 341. Coll. moulin de Nouara. Origine Chine ou Japon. Fleurs blanches
Clematis patens, chromolithographie Lemercier, Paris. Revue horticole 1856, fig. 14, p. 261. Coll. moulin de Nouara. Type original de l'espèce vue au travers de Sophia, Helena et monstrosa.
Clematis patens, chromolithographie Lemercier, Paris. Revue horticole 1856, fig. 14, p. 261. Coll. moulin de Nouara. Type original de l’espèce vue au travers de Sophia, Helena et monstrosa.
Clematis patens (var. monstrosa), chromolithographie Severeyns, Bruxelles. Revue horticole 1856, fig. 1, p. 9. Coll. moulin de Nouara. Plante originaire du Japon.
Clematis patens (var. monstrosa), chromolithographie Severeyns, Bruxelles. Revue horticole 1856, fig. 1, p. 9. Coll. moulin de Nouara. Plante originaire du Japon.
Clematis florida, Thunberg, chromolithographie Lemercier, Paris. Revue horticole 1856, fig. 3, p. 41. coll. moulin de Nouara. Originaire du Japon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clématite à calice, Revue horticole 1859, fig. 42, p. 191. Coll. moulin de Nouara.
Clématite à calice, Revue horticole 1859, fig. 42, p. 191. Coll. moulin de Nouara.
Clématite François Morel, chromolithographie G. Severeyns. Revue horticole 1884, p. 444. Coll. Moulin de Nouara. Créée par Francisque Morel, horticulteur à Lyon, hybride de s variétés Clematis patens.
Clématite François Morel, chromolithographie G. Severeyns. Revue horticole 1884, p. 444. Coll. Moulin de Nouara. Créée par Francisque Morel, horticulteur à Lyon, hybride des variétés Clematis patens.

 

Clematis montana, chromolithographie Lemercier, Paris. Revue horticole 1856, fig. 43, p. 161. Coll. moulin de Nouara. Originaire de l'Himalaya.
Clematis montana, chromolithographie Lemercier, Paris. Revue horticole 1856, fig. 43, p. 161. Coll. moulin de Nouara. Plante originaire de l’Himalaya.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clematis florida (var. Sieboldii), Revue horticole 1856, fig 21, p. 401. Coll. moulin de Nouara. Importée du Japon par Siebold
Clematis florida (var. Sieboldii), Revue horticole 1856, fig 21, p. 401. Coll. moulin de Nouara. Importée du Japon par Siebold.
Clematis divaricata, Revue horticole 1856, fig. 18, p. 341. Coll. moulin de Nouara. Plante originaire de la Caroline et de la Pensylvanie (USA).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ET POUR FINIR, QUELQUES PETITES BÊTES DES JARDINS

Les prédateurs, bien utiles même si certains les considèrent comme « nuisibles »

La musaraigne commune ou musette, revue horticole 1856, fig. 23 p. 111. Coll. moulin de Nouara
La musaraigne commune ou musette, Revue horticole 1856, fig. 23 p. 111. Coll. moulin de Nouara.
Le hérisson d'Europe, Revue horticole 1856, fig. 22 p. 110. Coll moulin de Nouara.
Le hérisson d’Europe, Revue horticole 1856, fig. 22 p. 110. Coll moulin de Nouara.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et quelques-unes de leurs proies

Forticule, ou perce-oreille, Revue horticole 1858, fig. 76 p. 249. Coll. moulin de Nouara.
Forticule, ou perce-oreille, Revue horticole 1858, fig. 76 p. 249. Coll. moulin de Nouara.
Charançon, Revue horticole 1858, fig. 73, p. 248. Coll. moulin de Nouara.
Charançon, Revue horticole 1858, fig. 73, p. 248. Coll. moulin de Nouara.
Courtilière, revue horticole 1858, fig. 75 p. 248. Coll moulin de Nouara.
Courtilière, Revue horticole 1858, fig. 75 p. 248. Coll moulin de Nouara.

J’espère que ce voyage horticole et « bibliophile » vous a dépaysé, j’aurais pu vous en proposer encore des pages et des pages…

 

 

* Daniel Lejeune, « Les revues horticoles du XIXe siècle », in https://www.jardinsdefrance.org – https://www.jardinsdefrance.org/les-revues-dhorticulture-du-xixe-siecle
** Louis Lévêque de Vilmorin (1816 – 1860), est le fils de Philippe André de Vilmorin, un des créateurs de la revue et à l’origine de travaux sur la pomme de terre. Les deux appartiennent à l’entreprise Vilmorin-Andrieux dont l’aventure débute en 1743 avec la boutique de grainetiers de leurs aïeux Claude Geoffroy et son mari Pierre Andrieux botaniste du roi. Leur fille Adélaïde et leur gendre Philippe Victoire de Vilmorin fondent à proprement parler l’entreprise Vilmorin-Andrieux, qui importera de nombreuses espèces exotiques. Louis de Vilmorin a travaillé sur la sélection et la culture des plantes, il est à l’origine de la betterave blanche sucrière améliorée. (Cf. https://www.vilmorin-jardin.fr/Qui-sommes-nous/Notre-histoire)
*** Pour de plus amples informations, lire : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chromolithographie, l’article le plus clair et le plus complet que j’ai pu trouver sur la technique.
**** https://www.hortalia.org : site de la bibliothèque de la Société Nationale d’Horticulture de France et de son réseau.

3 thoughts on “Une revue de toute beauté

  1. Je suppose que Pierre Gourbeyre n’a pas pu connaître cette revue, mais il a su, apparemment, aménager des jardins somptueux à Ambert puis à Noirat. Alors nous ne sommes pas loin de ton sujet de base.
    Quant au livre sur les Dupuy de la Grandrive, il est admiratif d’un bout à l’autre pour cette famille qui s’est adaptée tout au long du temps aux remue-ménages de l’histoire, même s’ils n’ont pas toujours été récompensés de leurs respectueuse gestion. Ok c’est un descendant qui en parle, peut-être un peu concerné, mais j’ai beaucoup apprécié cette histoire si proche du Grand Barot qui l’a précédée.

  2. Merci pour cet article frais qui nous change les idées durant ce confinement ; comme les dessins sont jolis, magnifiques ! Il y a vraiment des gens doués ! Merci Monsieur Michel OMERIN pour ce don !

  3. Isabelle, j’aurais bien aimé être confiné dans cette bibliothèque. Que de belles découvertes sans doute à faire! Merci pour cet aperçu et bon courage!

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