Au fil des moulins – 4 – La famille Richard à Ambert

Ça n’est pas parce que le confinement est arrivé à son terme que je vais arrêter les « petits » épisodes sur les familles et les moulins papetiers des vallées d’Ambert.

Après les Joubert et les Gourbeyre, abordons maintenant la famille des Richard, une des plus vieilles et vastes familles papetières, dont plusieurs branches ont possédé des moulins dans chacune des trois vallées. Autant dire que c’est comme attaquer l’escalade du Mont Blanc en baskets, périlleux. J’espère ne pas dévisser… En raison de la complexité de la tâche, nous travaillerons branche par branche, donc autant d’articles que de besoin.

A l'entrée du hameau de Grivel, sur le Chemin des papetiers.
A l’entrée du hameau de Grivel, sur le Chemin des papetiers.

Le « canal ambertois ».
Reprenons pour l’histoire ancienne le texte de Michel Boy et Jean-Louis Boithias*. À « l’origine » de la branche sont un Jehan et un Anthoine Richard, deux frères qui possèdent un moulin à La Farge, au-dessus de La Combe, devenu plus tard Richard-de-Bas. Jehan et Anthoine, décédés avant 1464, ont des enfants, respectivement Georges, Antoine et Vénérand (prêtre) et Simon et Jehan. Simon et Jehan sont connus pour détenir un des tout premiers moulins à papier des environs d’Ambert à La Farge, et obtiennent en 1464 d’en construire un nouveau juste en-dessous.
Un siècle plus tard, on retrouve un de leurs descendants, Barthélémy, mort avant 1575, et ses successeurs maîtres-papetiers au moulin des Meits de La Ribbe à Ambert (usine Rivollier pour les Ambertois). Ceci n’est qu’un des nombreux moulins de la famille.
En 1653-4, un certain Jehan et les enfants mineurs de Jacques et André sont propriétaires à Ambert de 9 moulins : La Planche (près Les Meits de La Ribbe), Vialatte (?), Chatain (Chatelain ?), La Ribe, La Vernadelle, Lour (L’Hort), Auvry (?), La Combe, Tholouze (Toulouze). Nous sommes à cette date quasiment à la fin de l’exploitation de leurs moulins ambertois par les Richard, tous ou presque vont en effet changer de mains.

En 1635 déjà, Thomas Daurelle, époux de Marie Richard et gendre d’Antoine Richard, vend le moulin Richard (de Bas) à Antoine Vimal de La Forie. Reconnaître cet Antoine Vimal est ce que l’on appelle trivialement « débrouiller un sac de nœuds ». Mais grâce à certains généalogistes (de geneanet.org), une éclairicie apparaît*.

Les hypothèses Antoine Vimal.
Remontons dans le temps, à Anthoyne Vimal (ca 1502 Vimal – 1572), maître-papetier d’Ambert. Il se marie vers 1535 (2e mariage ?) à une certaine Ysabel (ca 1510 – 1545-1570).
De cette union naissent au moins huit enfants, dont Antoine II Vimal (ca 1535 – ?) maître-papetier, père d’un autre Antoine Vimal (1587 – ?) qui sera maître-papetier (au moulin de La Boissonie à La Forie ?) ; Jean (1538-?); Benoît II (1539 – 1606 ?) marié à Marie Rolhion (1550 – 1633), appelé seigneur de la Forie, maître-papetier à Vimal, Ribeyre, puis a priori constructeur de plusieurs moulins à La Forie, dont Le Prat, Champ de Clure et La Boissonie (?).
Benoît II est père lui-même d’un Antoine Vimal (ca 1582), marié à Marie Montheillet et papetier.
Viennent ensuite Anna Vimal, Damianne Vimal, puis Antoine Vimal (ca 1540 – 1604), marié en 1565 à Anna Bostfaucher. D’eux naissent au moins sept enfants dont Barthélémy Vimal (1565 – ca 1625) marié à Marthe Grivel en 1585, qui sont cousins, puisque Marthe Grivel est la fille d’Isabelle Ellys Vimal, dernière sœur d’Antoine Vimal (ca 1540 – 1604) précédemment cité, et de Jean Antoine Grivel. Vous suivez toujours ?
Au moins trois enfants naissent de l’union de Barthélémy et de Marthe, Antoine Vimal (ca 1602 – 1671), Marie Vimal (1592 -1623) et Mariette Vimal (1588 – 1623) qui se marieront à deux frères… respectivement André Richard et Jacques Richard, qui ne sont autres que les oncles de Marie Richard et Thomas Daurelle son mari !

Que d’Antoine Vimal dans cette fratrie et leurs descendants, mais duquel parle-t-on au tout début ? Du premier né, Antoine II Vimal en supposant qu’il soit toujours en vie en 1635 (il aurait 100 ans, peu probable), de son fils (1587 – ?) marié à Anna Clouvel, du cousin Antoine fils de Benoît II (né vers 1582) ou bien d’Antoine Vimal (ca 1602 – 1671), frère de Marie et de Mariette, arrière-petit-fils et petit-neveu des premiers Antoine mentionnés ? En vendant à l’un ou à l’autre le moulin Richard de Bas, Thomas Daurelle ferait en sorte qu’il  reste encore dans une famille très élargie.
Il peut aussi paraître logique de vendre à un « chef de famille », identifié ici par son statut de maître-papetier. Les deux premiers Antoine mentionnés sont maîtres-papetiers à La Forie (La Boissonnie ?).

Vue sur le Chemin des papetiers du hameau de Richard de Haut (maisons en haut de la colline au plan du milieu). En bas, sur le même plan, le bâtiment que l'on aperçoit est le moulin de Toulouze.
Vue depuis le Chemin des papetiers du hameau de Richard de Haut (maisons en haut de la colline au plan du milieu). En bas, sur le même plan, le bâtiment que l’on aperçoit est le moulin de Toulouze.

Le devenir du moulin Richard (ainsi que celui du moulin de Toulouze) peut orienter les hypothèses. Revenons donc aux archives sur lesquelles nous nous appuyons pour cette série d’articles, les rôles de taille.

En 1717, les moulins de Richard et de la Combe-Basse appartiennent à des frères Sauvade, sans plus de précision.

En 1733, Jacques et Antoine Sauvade, père et fils sont propriétaires de Richard. Repartons « surfer » sur les généalogies. On arrive à remonter à un Jacques Sauvade (1608 – 1690), fils d’un laboureur de Saint-Martin-des-Olmes, qui décède maître-papetier aux moulins de la Combe-Basse et de Vimal. Il se marie à Claudine Vimal (1616 – 1696) en 1634, fille de Benoît le Jeune Vimal (1590 – < 1647) et de Marthe Thiolières (ca 1600-?), et du couple naissent quatorze enfants. En entrant dans la grande famille des papetiers Vimal de La Forie, Jacques Sauvade apprend son métier.
L’un de ses enfants, Antoine « le jeune » Sauvade naît à Vimal en 1655 et décède à Richard en 1710. Il épouse en 1680 Benoîte Desgeorges et parmi leurs treize enfants, Jacques Sauvade naîtra à Richard en 1681 et y décèdera en 1754. Il s’agit sans doute de l’un des deux frères mentionnés en 1717, et sûrement le Jacques Sauvade, père d’Antoine, de 1733 et 1736.
Ledit Antoine Sauvade naît en 1708 à Richard, de Jacques et Marie Pubeau, il décède avant 1786 en tant marchand fabricant de Richard. Il se marie en 1734 à Marie Anne Vimal (1715 – 1768 Richard), fille d’Amable Vimal (1675 le Champ – 1737 la Boissonnie) et de Marie Anne Richard (ca 1680 Le Champ- ca 1750). Le père est lui-même fils d’un autre Amable Vimal (1645 – 1693 La Boissonnie), marié à Catherine Seguin, et petit-fils d’Antoine Vimal (1587 – ?) marié à Anna Clouvel. Voilà comment, à rebours, on arrive à comprendre comment le moulin de Richard  a transité entre les familles Richard et Vimal, puis entre les Vimal et les Sauvade.
Pour info, en apparté, Marie Anne Richard (épouse d’Amable Vimal), est la fille d’Antoinette Gourbeyre (1663 – 1709 – fille de Pierre Gourbeyre et d’Anne Chabanis de Noyras) et de Benoist Richard (du Prat) (1648 – 1710) qui descend d’une autre branche de Richard, papetier au moulin du Prat à La Forie.

Quid de la Combe et La Combe-Basse ?
En 1653-4, la famille Richard possède les moulins de La Combe et la famille Grivel est mentionnée aux moulins de La Combe-Basse. Difficile de savoir qui est le Grivel en question.

Le moulin de la Combe-Basse, au premier plan.
Le moulin de la Combe-Basse, au premier plan.

Nous avons d’un côté Raymond Grivel, connu pour avoir été marchand papetier à La Combe-Basse, mais il décède en 1632. Lequel de ses rares enfants aurait pris sa suite ? Barthélémy, papetier à La Ribbe, Marie installée à La Combe-de-Haut, mariée tout d’abord à Annet Ossédat puis à Guillaume Grivel, Jacques ou Simone ?
Et puis Michel Boy et Jean-Louis Boithias nous rappellent dans leur ouvrage précédemment cité que Martin Grivel (ca 1604 – 1694) est propriétaire des moulins de La Combe et de La Combe-de-Bas (Sajoux) :

Un dernier exemple enfin [de concentrations « capitalistes] : celui de Martin Grivel (circa 1604 – 1694) qui, depuis son repaire de Grivel*** où il fait résidence, outre les moulins à papier de La Combe et La Combe-de-Bas dont il a hérité [cousin de Mariette Vimal mariée à Jacques Richard (1585 – 1650), de la branche ambertoise d’où nous partons. Martin Grivel est aussi descendant des Vimal de La Forie], possède ceux d’Henry (acquis en janvier 1661 de Thomas Daurelle pour 9­ 000 livres) et de Longechaud (acquis  en avril 1661 de Jean Vimal pour 1 500 livres). Soit en tout 8 roues. L’inventaire complet de ses biens qu’il fait établir en 1682 en vue d’un partage entre ses enfants, le montre s’occupant également du commerce des étoffes et de teinture…

Martin Grivel est sans doute celui mentionné en 1653-4.

En 1717, plus de Grivel, mais des Sauvade, les frères dont nous avons déjà parlé plus haut, l’un d’entre eux étant Jacques (1681 – 1754). L’autre frère est Claude Sauvade (1683 – 1756), pour rappel fils d’Antoine « Le jeune » Sauvade, marchand papetier de la Combe-Basse et de Benoîte Desgeorges. Claude Sauvade est papetier à la Combe-Basse et c’est lui que mentionnent les rôles de taille de 1733 et 1736. Ils se marie en 1711 en premières noces à Anne Béal (? – 1717), en 1717 en deuxièmes noces à Marie Pubeau (1695 – 1728), en 1729 en troisièmes noces à Claudine Monteillet (1701 – 1733). De cette union naît Claude (1731 – < 1779), à La Combe-Basse, qui sera fabricant marchand papetier, marié à Françoise Fayolle (1728 – 1772). Le rôle de taille de 1772  le cite comme propriétaire fabricant, et ceux de 1776 comme simple propriétaire puisque la fabrication est effectuée par le locataire Georges Joubert.

Acte de décès de Claude Sauvade dans les registres de la paroisse d'Ambert :
Acte de décès de Claude Sauvade dans les registres de la paroisse d’Ambert : « Claude Sauvade âgé de soixante treize ans marchand fabricant papetier au lieu de la Combe Bas en cette paroisse, fils à feu Antoine et à défunte Benoîte Degeorge, veuf en première noce de Anne Béal, en seconde noce de Marie Pubeau, et en dernière de Claudine Monteillet, est décédé le vingt cinq octobre mil sept cent cinquante six et inhumé le jour suivant dans cette église en présence de Pierre Monteillet et d’André Marcepoil qui n’ont su sogner de ce requis. Collangette, Curé. » AD63 – 3 E 3 104 – S. 1756-1762

 

Restent maintenant à aborder les autres moulins.
Les moulins de La Ribbe, Châtelain et Jacquet sont vendus en 1661 par Jeanne Richard (1620 – ?), mariée en 1635 à Claude Demoreau, à Benoît Colombier marchand papetier de La Vigne et Frédière et époux de Jeanne Dupuy.

La Vernadelle entre au patrimoine des Richard par le mariage d’André Richard (frère d’Antoine et de Jacques) à Marie Vimal précédemment citée, puis dans celui de la famille Micolon après le mariage de leur fille Anna en 1627 avec Jean Micolon.

Les Meits de La Ribbe restent quant à eux dans la famille Richard  jusqu’en 1685, au décès de Jehan Richard (1640 – 1685), petit-fils de Jacques Richard (mort en 1650).

Le moulin de L’Hort, mentionné comme appartenant à la famille Richard en 1653-4, est passé aux mains de certains Vercheyre Antoine père et fils, fabricants, en 1733 puis en 1736. Sont-ils propriétaires ou simples locataires ? Puis sont mentionnés en 1772 et 1776 Benoîte Tixier propriétaire et Antoine Grivel son mari et fabricant. De prime abord, la filiation paraît tortueuse et complexe ; en réalité, elle est limpide comme l’eau du ruisseau de Valeyre.
Tout commence avec Jacques Richard (1585-1650), le même que nous suivons depuis le début de l’article. Marié à Mariette Vimal, il compte parmi ses enfants une certaine Marguerite Richard (1619 – ?) mariée en 1638 à Bérard Gourbeyre (1610 – 1672). Rien à signaler sur ce dernier quant au moulin de L’Hort, si ce n’est, en aparté, qu’il est un petit cousin de Claude Gourbeyre-Joubert de Noyras, et descend du couple d’hôteliers de Valcivières Georges et Clauda Faye.
Revenons à Marguerite Richard et Bérard Gourbeyre. L’un des fils du couple est Jacques Gourbeyre (1642 Ambert – ?), tailleur d’habits, marié à Alix Vimal (1650 – 1708), arrière-petite-fille de Benoît II Vimal, (1539-1592), dit seigneur de La Forie et papetier (dont nous parlions plus haut). Mais poursuivons notre descente chez les Gourbeyre. Jacques et Alix ont au moins six enfants, dont Bérard Gourbeyre (1665 – 1742) qui épouse en 1711 Marie-Anne Colombier (1688 – 1763), fille de Jean-Joseph Colombier et Marie Buisson, locataires et exploitants du moulin papetier du Grand Barot appartenant à la famille Dupuy.
La balade n’est pas finie, mais nous approchons. Bérard Gourbeyre et Marie-Anne Colombier ont à leur tour neuf enfants, dont le deuxième est Jean Gourbeyre (ca 1711 – ca 1762), qui épousera en 1755 une certaine Benoîte Tixier (1732 – ?). L’acte de mariage indique que Jean Gourbeyre est marchand papetier au Grand Barot, tandis que Benoîte Tixier est habitante des moulins de L’Hort (On peut raisonnablement penser qu’elle y travaillait, tandis que Jean Gourbeyre y passait en tant que propriétaire. Ah les amours ancillaires !)… Jean Gourbeyre décède avant juin 1762, en léguant le moulin de L’Hort à sa femme, et Benoîte Tixier se remarie à Antoine Grivel (29/10/1733 – <1776), compagnon papetier du moulin de Richard, le 30 juin 1762.

Acte du mariage de Benoîte Tixier et Jean Gourbeyre dans les registres de la paroisse d’Ambert :  » Mariage a été célébré par paroles de présent le dix février mil sept cent cinquante cinq toutes cérémonies observées, les publications duement faites, vu le certificat de semblables publications signés de Me Collangettes bachelier de Sorbone et curé de Grandrif sans qu’il se soit découvert aucun empêchement canonique ni civil, entre M. Jean Gourbeyre marchand papetier habitant du lieu de Barot paroisse de Grandrif fils à feu M. Bérard et de Mlle Marie Anne Colombier, et Benoîte Tixier fille à feu Claude vivant habitant du village de Goure et de défunte Marguerite Faure, habitante aux moulins de L’Hort en cette paroisse, en présence de Jean Joseph Gourbeyre, de M. Jean Galon, de M. Antoine vercheyre qui ont signé, et de Benoîte Compte qui n’a su signer enquise. » AD63 – 6 E 3 5 – 1748-1755

Acte du mariage de Benoîte Tixier et Antoine Grivel dans les registre de la paroisse d'Ambert :
Acte du mariage de Benoîte Tixier et Antoine Grivel dans les registres de la paroisse d’Ambert : [Deux mariages ont été célébrés (…)] Le second entre Antoine Grivel, fils à feu Benoît et de Denise Choulet papetier habitant de Richard de Haut en cette paroisse, et Benoîte Tixier fille de feu Claude vivant laboureur habitant de Goure et de feu Marguerite Faure, veuve de M. Jean Gourbeyre vivant maître papetier, habitante du lieu de L’Hort, en présence de ladite mère de l’époux, de Denise Malmenaide sa grand-mère qui n’ont su signer, d’Antoine Vercheyre parrain et tenant lieu de père à ladite épouse, de Claude Grivel frère dudit époux et de Jean Baptiste Sauvade qui ont signé. AD63 – 3 E 3 73 – B. M. 1756 – 1762
Que penser alors des sieurs Antoine Vercheyre ? On peut supposer qu’ils étaient les locataires du moulin de L’Hort, et l’on apprend au détour de l’acte de mariage de Jean Gourbeyre et de Benoîte Tixier, en 1755, qu’un Antoine Vercheyre est témoin du mariage. Quelques années plus tard, à l’occasion du mariage de Benoîte Tixier et Antoine Grivel, ce même Antoine Vercheyre, parrain de la mariée, lui tiendra lieu de père.

Fin du premier épisode de la saga des Richard, branche ambertoise, avec les moyens du bords.
Il apparaît, malgré des entrelacements complexes et des incertitudes, que les mariages endogames, courants dans les familles papetières des vallées d’Ambert, se concentrent principalement ici dans quatre familles : les Richard d’Ambert et de La Forie, les Vimal de La Forie et les Sauvade. Et puis l’on aura reconnu au passage quelques noms d’importantes familles papetières, les Gourbeyre de Valcivières, les Colombier du Grand Barot, sans oublier les Grivel, parmi les premiers papetiers des trois vallées, puis les Clouvel et les Micolon plus anecdotiques.

Un chemin tortueux qu'est de relier les papetiers entre eux...
Un chemin tortueux qu’est de relier les papetiers entre eux…
* Michel Boy et Jean-Louis Boithias, Moulins, papiers et papetiers d’Auvergne, Éditions des Monts d’Auvergne, 2013, pages 73 et 114.
**En supposant que les généalogies soient justes, car je n’ai pas le temps de chercher dans les archives notariales, et je ne suis pas abonnée Premium !…
*** [note de l’ouvrage, 1 p. 115] (« Grivel », aujourd’hui hameau de la commune de Saint-Martin-des-Olmes, se nommait antérieurement « Le Mas-Bertinent ». Les Grivel, éclatés en nombreuses branches, nous sont connus depuis le XIVe siècle. En 1464, le terrier d’Ambert rappelle les deux communautés formées d’une part par les frères Guillaume et Simon Grivel et leurs neveux, et d’autre part Jehan et Georges Grivel et leurs neveux. Ils possèdent alors plusieurs moulins fariniers (folios 207-213).

7 thoughts on “Au fil des moulins – 4 – La famille Richard à Ambert

  1. Qu’est ce qu’ils s’aimaient dans cette famille !!!
    Cet article me rappelle les articles écrits par Laurence FROMENT, Michel BOY et Charles MICOLON de GUERINES très nourrissants !
    Merci Isabelle !

  2. Voilà, c’est l’histoire de notre famille. Mes enfants descendent de Jacques, père d’Antoine, père de Jacques, père d’Antoine Sauvade… C’est un peu compliqué la généalogie de la famille Sauvade, j’ai beaucoup travaillé pour la mettre en ordre…
    Il est sympa cet article qui nous donne envie de revoir le moulin de Richard et les autres.

  3. Mes ancêtres Joubert, papetiers
    Marie Rolle, mon arrière arrière grand-mère, fille d’ancêtres papetiers née à Ambert en 1825.
    Je recherche quelques infos sur la famille Rolle d’Ambert, Valcivières….
    Merci à vous
    stéphanie

  4. « Notre Brave » Jean GOURBEYRE décède à l’Hort (sûrement ce qui sera la propriété de l’Abbé GRIVEL ; près de la Vernadelle ; grosso modo, en face l’ancienne scierie « MATHEVON », de l’autre côté de la route ; il y a encore quelques années il y avait un pan de mur …) (Ambert) le 28 mars 1759 à 34 ans (voir page 267 ; du registre qui porte la cote 6 E 3 6), il est dit originaire de Grandrif.

  5. Antoine GRIVEL, deuxième époux de Benoîte TIXIER, est décédé à « L’Hort de la Vernadelle » (Ambert) le 18 juillet 1775 (voir page 249 ; du registre 6 E 3 8 des A.D. du Puy-de-Dôme) ; Benoîte est décédée après ses deux maris ; dans l’acte de décès, nous pouvons lire les témoins dont ses enfants, sa mère, son beau-frère, l’identité de ses Parents qui étaient de Richard de Haut (Ambert).

  6. Benoîte TIXIER décède (page 281 ; registre 6 E 3 11 des A.D. du Puy-de-Dôme) au Moulin de l’Hort (voir aussi les tables des décès) 7 pluviose an 2.

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