Au fil des moulins

Longechaud vu du chemin des papetiers
Longechaud vu du chemin des papetiers

Me replongeant avec plaisir voilà quelques jours dans les archives engrangées l’année passée, j’ai constaté qu’un certain nombre de documents allant de 1653-54 à la veille de la Révolution faisaient « l’état des moulins à papier des vallées d’Ambert ». Bien sûr, tous ces documents ont été analysés par Michel Boy et Jean-Louis Boithias dans leur magnifique ouvrage sur les moulins à papier d’Ambert* (sans flagornerie aucune !), ainsi que par Pierre-Claude Reynard dans sa thèse**, mais comme tout le monde ne les a pas lus, je me suis dit qu’il pourrait être intéressant de donner ici un aperçu des propriétaires de moulins, le nombre des moulins et leurs fortunes diverses, avant la Révolution. Ressort aussi dans ces archives les cotes de taille (impôts) des différents ouvriers papetiers et leurs possessions.

Avant 1500, 31 moulins divers sont attestés dans la paroisse d’Ambert (dont un à Nouara), et 86 autres dans le « pays » d’Ambert, certains depuis le XIIIe siècle. Ce sont des moulins fariniers, des moulins à huile, à tan, à battre le chanvre, à fouler les draps et les peaux, certains à parchemins, fournissant les nombreux marchands du secteur qui exportaient ces marchandises [BOY, BOITHIAS – pp 52-53]. Les premiers moulins à papiers sont mentionnés plus tard, dans les années 1460, au Mas de La Farge (Richard) et à Laga tenu par des Richard, à La Ribbe (Pierre Ribbe et Jacques Galhard), au Maitz de La Ribbe (Benoît Faure) et à La Forie (Jehan Ducros). [BOY, BOITHIAS – p. 55]

Autour de 1500, une dizaine de moulins papetiers sont recensés dans le terrier de la seigneurie ambertoise dont le moulin des Mailhs de La Ribbe (Jehan Faure), La Planche (Pierre Ribbe), Richard (Antoine et Georges Richard, fils de Jean), le moulin de la Coste dou Sapet (Jehan Feneyr -Fenier), La Vernadelle (Pierre et Anthoine Boysson), les Perriers (Anthoine Perrier fils à Jehan), le moulins des Mailhs (Pierre et Jehan Reyrolz). Des noms familiers tant pour les moulins que pour les patronymes, puisque nous les retrouverons les siècles suivants. Qui étaient ces premiers papetiers ? Des propriétaires de moulins connaissant bien l’outil hydraulique, des marchands aussi qui travaillaient avec la région lyonnaise et ont perçu les besoins des imprimeurs lyonnais. Des personnes possédant suffisamment de fonds en tout cas pour mettre les outils en place et se fournir en matières premières. Le succès est au rendez-vous, malgré les crises sanitaires et alimentaires de la fin du XVe siècle, les papetiers fabriquent et vendent du papier reconnu pour sa qualité, à la fois à l’imprimerie, mais aussi pour l’écriture et les cartes à jouer, dans des zones proches d’Ambert et plus lointaines comme Lyon ou Toulouse [BOY, BOITHIAS – pp. 65-68].

Passons un siècle, laissons le temps à la papeterie de se développer… Nous voici dans les années 1570-80, une trentaine de papetiers travaillent dans les vallées d’Ambert. Les papetiers sur le Valeyre sont les plus nombreux, mais les deux autres rivières que sont le Grandrif à Marsac et le Batifol à La Forie en accueillent aussi quelques-uns. Parmi eux, quelques noms déjà relevés ressortent, les Buisson (autrefois Boysson), une des plus anciennes familles papetières avec les Richard représentés ici par trois d’entre-eux sur le Valeyre et un autre sur le Grandrif, les Perrier avec quatre représentants, et un Ribe. D’autres noms apparaissent qui deviendront fort présents parmi les papetiers dans le siècle à venir : les Grivel, les Jobert (Joubert), les Montgolfier, les Begon, les Marcheval, les Vimal, dans une moindre mesure les Berthonnet, Bonnefoy, ou encore Héritier.

Moulins autour du Batifol à Job et La Forie, au cours des siècles
Moulins autour du Batifol à Job et La Forie, au cours des siècles : 1- La Planche, 2- Gourbeyre, 3- La Boule (Haute et Basse), 4- Le Prat, 5- Les Meyts, 6- Clouvet / Le Buys, 7- La Forie, 8- La Tranchecotie, 9- La Boissonie, 10- Le Moulin Neuf, 11- Le Champ de Clure, 12- Cleurettes.

Petit saut avec un document sans date des archives du Puy-de-Dôme*** mais datable à la mention d’un certain Delaire tenant « la roue des moulins de Noyras » (Cf. l’article « Retour aux archives » : Delaire a possédé Noyras du 12 septembre 1653 au 24 mai 1654). Ce document, « Mémoires de moulin à papier que les habitants de la ville d’Ambert ont dans ladite parroisse », donne le nombre de moulins ainsi que les noms des propriétaires. L’auteur mentionne 27 moulins, on en compte moins en réalité, prend-il en compte le nombre de roues comme ce sera le cas plus tard ? Toujours est-il que l’on rencontre un certain nombre de patronymes qui constituent pour certains des « dynasties » de papetiers ambertoises: Richard Jehan et les enfants de Jacques et André Richard, qui possèdent 10 moulins, laissant supposer un regroupement en société permettant d’obtenir au final de beaux bénéfices sur la vente du papier. Dans les faits, ce contrat d’association au sein des Richard fut établi en 1619, rompu en 1631 suite au décès d’André Richard de la peste, restauré entre 1633 et 1635 pour être dissout définitivement. Mais en 1653-54, Jean Richard, fils des derniers frères Jacques et André, possède donc encore 10 moulins, qu’il met vraisemblablement entre les mains de tenanciers. Quels sont ces moulins ? La Planche, Les Maitz, Vialatte, Chatain, La Ribe, La Vernadelle, L’our (L’Hort ?), Auvry, La Combe et Toulouze. À cette même période, les Richard ne sont pas les seuls papetiers  répertoriés puisque nous avons les Thomazier aux Crottes, les Saignier à La Molle, Choula (?) à Finey (Fenier ?), des Artaud (nom du moulin illisible), des Joubert Masse à Vimal, un Delaire (en fait l’adjudicateur, seigneur de Chambouffe, que nous avons évoqué plus haut) à Noyras et à La Boissonie, un Grivel à Palier et à La Combe Basse, Claude Artaud et ses héritiers au Champ. Nous reviendrons sur toutes les familles dans un prochain poste, remarquons simplement que de nouveaux lieux apparaissent, L’our, La Combe et La Combe Basse, Toulouze, Vimal, La Boissonie, des moulins aux fortunes diverses qui seront tenus par des familles puissantes de papetiers.

Moulins situés le long du Valeyre rencontrés au cours des différents siècles
Moulins situés le long du Valeyre rencontrés au cours des différents siècles : 1- Noyras / Noirat, 2- Vimal / Petit-Vimal, 3- La Terrasse, 4- Le Moulin de Valeyre, 5- La Dame / Châteaugay, 6- Taboulet, 7- Escalon, 8- Jacquet, 9- Feneix, 10- Châtelain, 11- La Planche, 12- La Vernadelle, 13- Les Horts, 14- La Ribbe, 15- Les Crottes / Boëmes, 16- Patailloux, 17- Valeyre de Bas, 18- Ribeyre, 19- Sajoux / La Combe, 20- La Combe-Basse, 21- Richard-de-Bas, 22- Toulouze, 23- Longechaud, 24- Lagat.

Un relevé des années 1671-2**** fait état de 50 sites papetiers, certains noms sont cités dont neuf sur le Grandrif (Barrot, La Grandrive, Lavigne, La Frédière, Roland qui perdureront, Bachelier, Crose, Frontabille et Les Begons qui, sauf erreur de ma part, resteront éphémères). Apparaissent à Ambert le moulin de Longechaud qui sera un de ceux qui travaillera le plus longtemps, et à Job le moulin du Prat, jumeau du moulin des Maitz de Job, ainsi que Jalat, Vaissier, Saignière, La Veissière, Lartesson, et Gourbeyre à Valcivières. Ces 50 moulins comptabilisent 99 roues, 2 en possèdent 4, à savoir Barrot sur le Grandrif, et Noyras sur le Valeyre, on compte 6 moulins à 3 roues (Mayet et Lavigne sur le Grandrif, Jalat et Les Crottes sur le Valeyre, La Goutte et le moulin de Jacques Clouvet à Job). La majorité des autres moulins font tourner 2 roues, 10 n’en font tourner qu’une. Il faut donc constater l’éparpillement de la production sur un grand nombre de moulins, éparpillement différant du regroupement des lieux de productions des siècles précédents aux mains de quelques familles. Le XVIIe siècle a constitué le grand siècle de la papeterie ambertoise, d’où ce grand nombre de moulins, mais il faut aussi relativiser cette puissance productive puisque sur ces 50 moulins, 4 sont vacants (dont 2 à 3 roues), 8 travaillent à moitié et 9 travaillent peu. Ce qui en fait 29 qui travaillent correctement. Par ailleurs, 9 de ceux qui travaillent peu ou à moitié produisent un papier de mauvaise qualité, autant dire que leur avenir semble assez compromis. La fin du XVIIe siècle a aussi été celle de la grande époque du papier, les guerres entraînant des difficultés d’approvisionnement et de débouchés pour la vente du papier, et l’éparpillement même des moulins compromettant la viabilité financière de chacune des productions (cf. BOY, BOITHIAS pp. 129 à 136).

En  1717 (AD63 1C485), un nouveau document recense 52 moulins dans les vallées papetières censés voir tourner 120 roues. Mais en réalité, ce document précise que 20 moulins sont vacants et 9 sont détruits (c’est-à-dire que leur outil de production n’est plus en état de fonctionner et pas que le bâtiment en lui-même est en ruines), soit 23 moulins en activité pour 57 roues. La majorité des moulins possèdent 2 roues, 1 n’en a qu’une seule, et seulement deux moulins sortent du lot, Noyras et La Grandrive avec 7 roues chacun, auxquels il est possible d’ajouter les moulins de Richard et de La Combe Basse appartenant à la même famille, les Sauvade, avec 6 roues. La chute de la production enclenchée à la fin du XVIIe siècle s’est donc poursuivie.
Quant aux moulins qui restent, certains ont déjà été cités dans les siècles passés : Le Prat, Les Meyts (à La Forie), Clouvet, Richard et La Combe Basse, Ribeyre, Les Crottes, La Vernadelle, La Ribe, Noyras, La Vigne, Barot, auxquels s’ajoutent Châteaugay (aussi appelé La Dame), La Grandrive, Thamiat et Le Prélat qui appartiennent à la même famille des Dupuy. Des petits moulins apparus lors du mémoire de la fin du XVIIe siècle sont désormais vacants ou détruits, beaucoup à Marsac où la grosse manufacture de La Grandrive fondée par la puissante famille marchande Dupuy a dû faire des ravages, pas mal dans les moulins autour de Richard et de la Combe-Basse, idem enfin du côté de Valeyre et de Noyras.
Des noms de familles reviennent régulièrement, Richard, Sauvade, Gourbeyre, Joubert, Vimal, Artaud, Begon, Micolon, Colombiers, Dupuy, Grivel, Fourneton, familles bien assises dont certaines ont connu un bel essor. Ainsi les Gourbeyre, originaires de Valcivières, issus d’un couple d’hôteliers du village, dont deux branches se retrouvent à la tête de deux moulins, l’un Gourbeyre à 4 roues (vacant en 1717 – la branche aînée), l’autre Noyras à 7 roues (la branche cadette qui saura s’allier à des familles de marchands et de notables de sorte à devenir l’une des plus riches et influentes de la région au XVIIIe siècle).

Moulins à papier autour de Chadernoles
Moulins à papier autour de Chadernoles et Chaumont-Le-Bourg : 1- Barot, 2- La Grandrive, 3- La Vigne, 4- La Frédière-Basse, 5- Chadernoles, 6- Le Suchet, 7- Thamias, 8- Roland, 9- Vers Le Prélat.

Plus rapidement, voici les données des rôles de tailles suivant :
1729*** : 20 moulins et au moins 51 roues, quelques gros moulins Richard/La Combe-basse avec 6 roues, Noyras/Le Petit Vimal avec 9 roues. À noter que Marsac n’apparaît pas dans ce compte, il manque donc la Grandrive ;
1733 : 38 fabriques répertoriées, un nouveau moulin, à moins qu’il ne s’agisse d’un précédent rebaptisé : Escalon, pas de décompte des roues ;
1734 (AD63 1C3721), 1735*** : décomptes très partiels ;
1736*** : 20 fabriques, 53 roues, dont une très grosse, Noyras avec 9 roues (sans compter le Petit Vimal ! Où étaient les roues ?). Là encore Marsac n’est pas comptabilisé et la manufacture de La Grandrive n’apparaît pas. Les Sauvade semblent s’être séparés, et les moulins sont passés entre les mains de plusieurs personnes, divisant sur le papier la grosse manufacture précédente ;
1742 (AD63 1C3723) : 16 moulins, 44 roues dont 9 vacantes, hors Marsac et donc La Grandrive qui ne sont pas pris en compte ;
1743 (AD63 1C3724): 31 moulins (avec Marsac), 84 roues dont 7 vacantes, 2 grosses manufactures : La Grandrive et Noyras avec chacune 7 roues;
1749 : décompte partiel ;
1750 (AD63 1C3723) : 9 moulins environs de Marsac et Saint-Martin-des-Olmes, un très gros la Grandrive avec 7 roues, 25 roues ;
1751 à 1754 (AD63 1C3724) : décomptes très partiels ;
1772 (AD63 1C530) : 46 fabriques, 109 roues, et une très grosse manufacture, La Grandrive ;
1776 (AD63 1C532) : 48 fabriques, 100 roues, une très grosse manufacture la Grandrive avec 7 roues, et 3 autres moulins possédant 4 roues (Le Prat et Le Bouy à Job, Noirat Haut à Ambert).
Pour ces deux derniers décomptes, le nombre de moulins et le nombre de roues sont proches des données connues pour la fin du XVIIe siècle. Avec une différence, tous les propriétaires des moulins ne sont pas des exploitants, et la multiplication des petites fabriques à deux roues est consécutive de la mise en fermage et division de plus grosses propriétés. Si La Grandrive est exploitée par un commis, ça n’est pas le cas pour Noirat qui est divisé en plusieurs exploitations (Noirat Haut et Bas, plus Vimal et La Terrasse), comptant au total 8 roues en en 1772 et 11 roues en 1776. D’autres propriétaires ont fait le choix de ne plus exploiter eux-mêmes leurs moulins en affermant deux roues souvent, soit 13 locataires pour 22 roues en 1772, et 13 locataires pour 26 roues en 1776. Ont été opérées aussi des divisions familiales, et au final, pas de nouveaux sites ou presque puisque nous trouvons toujours peu ou prou les mêmes noms qu’à la fin du XVIIe siècle. Combien de roues ne tournent pas, combien de cuves par roue, qui indiquent aussi la capacité productive, quelle marchandise, papier blanc pour l’imprimerie et l’écriture ou papier gris ? Combien de petits fabricants dans la quasi-misère par rapport à de gros propriétaires qui s’en sortent réellement ? Quelles possessions en plus des moulins qui permettent d’assurer les ressources en cas d’impossibilité de travailler ? Las de s’embarrasser de petites exploitations, Dupuy de La Grandrive s’était débarrassé des moins rentables en les cédant à ses locataires (Thamiat ou Tamier, Le Prélat, La Vigne, La Frédière). Il reste encore propriétaire de 10 roues en 1772 et en 1776… Les Gourbeyre de leur côté comptabilisent 8 roues actives en 1772 et 11 en 1776 comme nous l’avons vu plus haut. Ces deux familles sont aussi des propriétaires terriens leur autorisant des périodes de creux sans risquer la faillite. Autres propriétaires de poids, Antoine Sauvade de Richard qui possède plusieurs autres moulins comme Toulouze puis Boëme, les propriétaires des moulins du Prat et des Meitz à La Forie, Jean Tamisier aux Buys, qui selon Boy et Boithias contrôlent à eux cinq 45 % de la production des moulins du Livradois.

La veille de la Révolution, puis la Révolution marqueront la chute de la papeterie ambertoise. Les raisons sont multiples (problèmes d’approvisionnement en matières premières, guerres, débouchés réduits, taxes importantes, mais aussi concurrences des papeteries industrielles, du bois remplaçant le chiffon et immobilisme des manufactures locales), mais tous ces vieux moulins reprendront du service dans d’autres domaines que la papeterie (chapelet, tresse… – cf. l’article : « La reconversion des moulins »).

Ces différents documents ne corroborent donc pas les chiffres énormes de 300 moulins papetiers à Ambert qui peuvent circuler ici ou là. Les sites sont toujours à peu près les mêmes en plusieurs siècles, autour d’une cinquantaine de moulins, pour une centaine de roues au plus haut de l’activité. Et sur trois vallées (dont une double), pas simplement autour d’Ambert.

Nous nous pencherons dans un prochain article sur les familles qui ont fait cette industrie, et nous verrons les imbrications des unes et des autres sur les différents sites.

 

Le bief alimentant les moulins de Lagat, le long du chemin des papetiers.
Le bief alimentant les moulins de Lagat, le long du chemin des papetiers.

 

* Michel BOY et Jean-Louis BOITHIAS, Moulins, papiers et papetiers d’Auvergne, éditions des Monts d’Auvergne, 2014.
**Pierre-Claude REYNARD, Histoires de papier, la papeterie auvergnate et ses historiens, Presses universitaires Blaise-Pascal, collection « Etudes sur le massif Central », Centre d’Histoire « Espaces et Cultures », Clermont-Ferrand, 2001.
*** AD63 4J521
**** Archives nationales, manuscrits français, nouvelles acquisitions, n°7455, f°42-43

6 thoughts on “Au fil des moulins

  1. Bonjour bonjour !
    Article très intéressant que je vais lire, et, relire !
    Ces jours-ci, je m’intéresse, mais, au 19ème siècle au moulin de Lagat (les familles MATHEVET-BEGONIN) au niveau « généalogie ».
    J’espère qu’avec le printemps qui arrive vous allez nous écrire plein plein d’articles sur les papeteries … allez, allez, semez, et, nous récolterons, enfin … nous lirons avec plaisir le fruit de vos écrits !
    Restons bien confinés !
    Il me semble qu’il y avait eu un désastre humain dans un moulin à papier à cause d’une balle de chiffons … mais, je ne sais plus la date, ni le lieu, ni le nombre de personnes décédées … je crois décès dûs à la peste ou d’une maladie « ramenée » dans les chiffons …
    A bientôt !

    1. Bonjour, peut-être pensez-vous à l’épidémie de 1631 évoquée par Henri Pourrat dans « Dans l’herbe des trois vallées » et à la balle de drapeaux destinée au moulin de la Vernadelle ?

  2. Petite erreur sur la note ****
    « Archives nationales, manuscrits français, nouvelles acquisitions, n°7455, f°42-43 »
    Evidemment, ce ne peut être les Archives nationales, mais la Bibliothèque nationale de France, ou BnF (NAF 7455, « Estat des moulins à papier qui sont en la généralité de Riom »).
    Bravo pour votre site.
    TD

  3. Comme c’est passionnant !! Je suis tombée sur votre site dans mes recherches généalogiques. Je suis une descendante des Nourrisson, originaires de Thiers, maitres papetiers à Renaison (la grande fabrique) .. dont l’une des filles s’est mariée avec un Nourrisson du moulin de Thamias. Je croise donc dans ma généalogie tous les noms que vous citez, Begon, Malmenayde, Francolon, Sauvade … ils se mariaient tous entre familles de papetiers.
    Mon aïeule la plus proche s’appelait Louise Nourrisson, fille de Jacques et Marie Françoise Denis, de Roanne, mariée avec Remi Dechelette.
    Merci de faire revivre pour moi la vie des papetiers de cette région.
    Vous pouvez consulter mon arbre sur Geneanet si vous le souhaitez : https://gw.geneanet.org/apradeau_w?lang=fr&n=nourrisson&oc=1&p=antoine
    cordialement
    Anne-Sophie

    1. Bonjour, un grand merci pour votre témoignage, effectivement, ils se mariaient tous entre papetiers ! Je ne manquerai pas d’aller voir votre arbre, je fréquente régulièrement geneanet.
      Bien cordialement
      Isabelle

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