Les perles, ou mouches de pierre

Certaines espèces de la flore et de la faune sont plus sensibles que d’autres à la qualité des eaux qu’ils fréquentent. Si celles du ruisseau de Gourre ne sont pas exemptes de critiques, elles n’en sont pas les plus mauvaises du quartier au vu des insectes que l’on y croise. L’un d’entre eux est une « perle », posée sur une feuille en bordure du ruisseau. Elle doit son nom à la forme globuleuse de sa tête, avec deux gros yeux et trois ocelles. Son autre nom, « mouche de pierre », est le fait de sa régulière rencontre sur des rochers entourant les ruisseaux.

L’ordre des Plécoptères (des « perles ») est vaste, il comprend plusieurs familles (dont quatre principales) et des centaines d’espèces (175 en France au moins, 500 en Europe, 2 000 dans le monde). Toutes se caractérisent par une taille de 30 mm maximum, un corps allongé, étroit et mou, de longues ailes qui le recouvre et qui se chevauchent, des antennes très longues, une petite tête ronde et des caractéristiques bien plus techniques, spéciales entomologistes chevronnés. Ce qui n’est pas mon cas. Difficile alors d’identifier l’insecte croisé par hasard ce jour-là.

A quelle famille appartient cette "perle" ? Taeniopteryx ? Brachyptera ? Elle se distingue par des ailes légèrement enroulées autour du corps, marquées de trois larges bandes brunes. Il ne s'agit en tout cas pas d'une "grande perle" dont les ailes sont à plat et qui surtout vit autour des ruisseaux alpins d'altitude.
A quelle famille appartient cette « perle » ? Taeniopteryx ? Brachyptera ? Elle se distingue par des ailes légèrement enroulées autour du corps, marquées de trois larges bandes brunes. Il ne s’agit pas en tout cas  d’une « grande perle » dont les ailes sont à plat et qui, surtout, vit autour des ruisseaux alpins d’altitude.

La vie de l’animal se partage entre plusieurs stades, l’œuf, la larve et l’adulte (imago). Après l’accouplement, terrestre, la femelle garde les œufs sur son abdomen, puis les lâche dans l’eau, soit en immersion totale soit en vol stationnaire l’abdomen immergé en partie. Les ruisseaux d’eau vive oxygénée et froide sont préférés, les larves respirant l’oxygène dissous dans l’eau. Elles se développent et vivent dans le ruisseau pendant deux ou trois ans, se nourrissant d’autres larves et d’algues ou de feuilles tombées à l’eau. Une fois le stade adulte atteint, ces larves sortent de l’eau pour endosser leur « peau d’adulte ». Leur espérance de vie est alors assez courte. Leur vol est peu efficace, « en hélicoptère », si bien que les animaux fuient plutôt en courant.

L’article mis en lien (http://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i141le-doare.pdf) est le plus complet que j’ai pu trouver. Il date un peu (2006), mais de nouvelles données suite à inventaire vont être publiées dans un atlas des Plécoptères français, à paraître en 2020 a priori (http://www.opie-benthos.fr/opie/insecte.php : article « Plécoptères, mailles à partir »). Autre source : http://aramel.free.fr/INSECTES8bis.shtml

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