Toit, toit, mon toit !

Une grande animation régnait lundi dernier à Nouara, jour de réunion de chantier. Trois entreprises sur le terrain, plus les architectes, une vraie ruche, enfin presque. Les désamianteurs s’occupaient de la meunerie, prochain bâtiment sur la liste des maçons ; ces derniers ouvraient une porte dans la salle de réception au rez-de-chaussée du vieux moulin face à la porte d’entrée de l’ancienne meunerie. Quant aux charpentiers, ils débutaient la mise en place de la charpente de l’auditorium.

Après le passage des désamianteurs, la toiture de la meunerie a disparu.
Après le passage des désamianteurs, il ne reste plus grand chose de la toiture de la meunerie.
Nouvelle porte dans le vieux moulin, qui correspondra à une autre porte de la meunerie, en face.
Nouvelle porte dans le vieux moulin, qui correspondra à une autre porte de la meunerie, en face.
Arrivée de la charpente sur le site. le manuscopique monte chacune des fermes, qui sont ensuite levées puis positionnées grâce à la grue.
Arrivée de la charpente sur le site. Le manuscopique monte chacune des fermes, qui sont ensuite levées puis positionnées grâce à la grue.

Tout avait été préparé, construit au préalable dans les ateliers, fermes et panneaux de toiture. La conformation du terrain ne facilite pas la mise en place. La grue ne pouvant pas atteindre la plateforme de retournement et de stockage ménagée devant le moulin, les fermes étaient donc montées une à une par un manuscopique jusqu’à la cour où la grue prenait alors le relais et montait les fermes jusqu’à l’auditorium. Là les charpentiers, qui au préalable avaient posé un poteau de part et d’autre du bâtiment sur les ancrages installés depuis début janvier, venaient caler chacune des fermes sur ces poteaux, puis les fixaient grâce à des chevilles métalliques.

Une des fermes, dans la cour du moulin.
Une des fermes, dans la cour du moulin.

La charpente de l’auditorium n’est en rien traditionnelle, comme cela a déjà été évoqué auparavant. Chacune des huit fermes (les triangles) est formée de deux arbalétriers (les grandes pièces obliques, de deux petites pièces diagonales au centre reliées entre elles par des tirants métalliques qui les tiennent ensemble, les renforcent et évitent que les forces de la toiture ne s’exercent sur les murs. Des tirants relient ensuite les fermes entre elles, formant comme un maillage. Ce type de charpente est dit sous-tendu, qui joue à la fois sur la flexion des poutres et la rigidité des câbles, pour supporter le poids de la toiture, mais aussi les contraintes du vent, de la neige et sismiques. Les intérêts : la légèreté et l’esthétisme. Les poutres bois sont en lamellé-collé, plus résistant aux contraintes que le bois, sans déformation, et offrant une portée plus importante que le bois massif.

En images, vous comprendrez mieux…

Partie métallique d'une ferme, au bout d'une pièce diagonale, entre deux tirants (tube métallique).
Partie métallique d’une ferme, au bout d’une poutre diagonale, entre deux tirants (tube métallique).
Le mardi 22 vers les 16 heures, les fermes sont toutes installées, les charpentiers installent les panneaux de toiture.
Le mardi 22 janvier, vers 16 heures, les fermes sont toutes installées, les charpentiers posent les panneaux de toiture.
Les tirants des fermes sont reliés entre eux, formant une sorte de maillage.
Les tirants des fermes sont reliés entre eux, formant une sorte de maillage.
Vue générale habituelle, la partie la plus à droite est couverte et accueille une centrale de traitement de l'air, vient ensuite la charpente de l'auditorium en cours de montage.
Vue générale habituelle, la partie la plus à droite est couverte et accueille une centrale de traitement de l’air, vient ensuite la charpente de l’auditorium en cours de montage.

4 thoughts on “Toit, toit, mon toit !

  1. Superbe solution technique : simple, légère et audacieuse. Un brin de modernisme dans ce vieux moulin. Je ne sais pas ce que diront les puristes mais moi j’applaudis des deux mains…

    1. Bonjour Eric, et merci pour votre message ! Je renchéris sur « ce brin de modernisme », sachant que cette partie de bâtiment a été construite en 1964-65 et qu’il n’y avait rien d’ancien debout. Pour l’auditorium, qui sera une belle boîte en bois, une charpente traditionnelle aurait été un peu lourde, d’aspect bien sûr. Pour la tradition, nous en auront dans les autres charpentes.

  2. bonjour, beau travail, il est vrai que les commentaires sont très explicites mais les photos illustrent bien vos propos !!! félicitations !!! et, aujourd’hui, Dame Nature et Dame Neige ont dû recouvrir le chantier d’un manteau blanc …

    samedi dernier, j’ai recherché à approfondir des données sur des « cousins » de Claude DRAVAINE et je me suis rendu compte qu’une fille FAURE mariée avec un FAVIER avait vécu au 19ème à Cran (Haute Savoie) comme papetière et que son mari était décédé en Ardèche à Grosberty. Ce couple FAVIER-FAURE s’était marié à Ambert, avait vécu à Ribeyre puis dans la ville d’Ambert puis était parti de la région ambertoise, pour vivre dans d’autres sites papetiers … Amour quand tu nous tiens (ou Métier quand tu nous tiens !!!) ; une de ses enfants s’était marié avec un de ses cousins germains … parenté par la famille … FAURE !!! La famille GROULARD … famille jusqu’à présent qui m’était inconnu … mais, peut-être pas de toutes et tous !!!

    1. Bonjour Claude, les Ambertois ont essaimé partout. Si des parents des Groulard dont vous parlez lisaient par hasard ce blog, qu’ils se manifestent à vous ! Bon courage pour vos recherches.

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