Le trousseau d’une nonne

Nous allons aujourd’hui remonter loin dans le temps, la fin du XVIIe siècle, et nous intéresser à une liasse de documents d’archives. Qu’avons-nous exactement ?
– Un mémoire, décrivant le mobilier d’entrée à un couvent de Billom d’une mademoiselle Gourbeyre, auquel s’ajoutent des « frais ». Pas de nom, pas de date.
– Un document, sans doute en introduction à un dossier, signifiant que deux certificats ont été établis pour attester que Anne-Marie Gourbeyre est entrée de son plein gré au couvent de Billom, l’un daté de 1688, l’autre de 1689 vraisemblablement lorsqu’elle a revêtu l’habit de novice.
– Un document d’attestation de paiement à la congrégation des Ursulines d’Ambert datant de 1702, sans nom, pour la profession de la sœur Anne de Sainte-Claire.
– Un dernier document enfin, partiel, mentionnant la sœur Gourbeyre et Claude Gourbeyre son frère, d’une autre écriture, sans date ; mais s’il est fait référence à son frère, c’est que les deux parents sont morts et qu’il est « responsable » de la fratrie. Soit après 1705. Quelle histoire peut-on envisager au travers de ces quelques feuilles ?

"Deux certificats qui établissent que Anne marie Gourbeyre, fille de pierre gourbeyre de noyras et d’anne chabanis a volontairement pris l’habit de religieuse et fait profession dans le monastère des dames religieuses de la ville de Billom Les 27e may 1688 et 25e may 1689"
« Deux certificats qui établissent que Anne marie Gourbeyre, fille de pierre Gourbeyre de noyras et d’anne Chabanis a volontairement pris l’habit de religieuse et fait profession dans le monastère des dames religieuses de la ville de Billom
Les 27e may 1688 et 25e may 1689″

D’abord, que sait-on d’Anne-Marie, la seule mentionnée clairement ? Elle est née le 5 septembre 1672, à Ambert, elle est sœur de Claude Gourbeyre (futur papetier de Nouara), et fille de Pierre Gourbeyre et Anne Chabanis qui ont eu en tout dix-huit enfants. Une fratrie très nombreuse qu’il faut « caser » à tout prix, les enfants adultes célibataires au foyer à un âge avancé n’étant pas envisageable.
Pour les filles, deux avenirs s’offrent : le mariage et le couvent. La dot pour un mariage représente une somme bien plus importante que celle nécessaire pour entrer au couvent. Les mariages sont donc réservés aux aînées. Quant à l’entrée au couvent, c’est un moyen d’oublier les femmes qui deviennent des « mortes civiles » dans l’incapacité de réclamer leur part d’héritage.* Mais, si l’on en croit Marcel Bernos, cette situation est peut-être parfois meilleure au mariage : « (…) partager la vie d’un homme qu’on ne connaît guère avant les noces, qui se révèle souvent désagréable après, des grossesses nombreuses, dangereuses (« femme grosse a un pied dans la fosse ») ; alors que dans certains couvents (le choix en est important !), la vie peut être relativement douce, surtout si la novice y retrouve une tante abbesse, et vit avec ses sœurs, des cousines ou des amies comme compagnes. La vie religieuse est d’ailleurs magnifiée par la société (« la meilleure part ») et il paraît honorable et gratifiant pour une jeune fille d’y entrer. » Anne-Marie est donc entrée dans un monastère de femmes de Billom en 1688, soit à seize ans, où elle avait peut-être déjà été placée auparavant.
Deux monastères fonctionnent à cette période à Billom, les Bénédictines et les Visitandines, fondés tous les deux au XVIIe siècle dans cette ville. Billom était à l’époque une ville marchande dynamique et centre religieux depuis bien avant le Moyen Âge, accueillant plusieurs communautés. La fin des Guerres de religion amène un renouveau de la ferveur religieuse, et de nombreux ordres apparaissent au XVIIe siècle. L’ordre de la Visitation est l’un d’eux, fondé en 1610. Le couvent des Visitandines de Billom, fondé en 1648, se trouve non loin de l’église Saint-Loup, déconsacrée depuis 1989. Elle fut le lieu de culte d’une très ancienne paroisse de Billom, antérieure à la période carolingienne, mais l’édifice actuel est en grande partie du XIIIe siècle. De l’autre côté de la rue Saint-Loup était implanté le couvent des Capucins, fondé en 1599, dont les bâtiments datent principalement du XVIIe siècle. Il a depuis la Révolution été transformé en lieux à diverses destinations : habitations, ateliers, granges… Le couvent des Visitandines quant à lui est devenu depuis l’hospice puis le centre hospitalier de Billom. Quant au couvent de Bénédictines, il a été fondé en 1621 sous le vocable de l’Assomption de la Glorieuse Mère Marie, sainte Scolastique. Situé rue du Collège, il est depuis devenu prison, gendarmerie, maisons.
Dans lequel est-elle entrée ?

Le couvent de la Visitation dans les années soixante-dix.
Le couvent de la Visitation dans les années soixante-dix. (Photo Monuments historiques)
L'ancien couvent de la Visitation de Billom, de nos jours hôpital. Photo centre hospitalier de Billom
L’ancien couvent de la Visitation de Billom, de nos jours hôpital. (Photo centre hospitalier de Billom.)
Bénédictines Billom
Le couvent des Bénédictines de Billom, dans les années soixante-dix. (Photo Monuments historiques.)

Qu’en est-il de sa fratrie ? Deux de ses sœurs aînées sont mariées, la première à Benoît Richard, la deuxième à Thomas Dupuy, tous les deux d’origine papetière. Deux autres filles sont nées avant elle, Marie en 1666 et Antoinette en 1669, mais l’on ne sait pas ce qu’elles sont devenues. Ont-elles survécu ? Ou bien l’une d’entre elles peut-elle être la prétendante mentionnée dans le « mémoire »?
Après Anne-Marie, trois autres filles sont nées, en 1680, 1681 et 1684. De toutes les filles, une seule est mentionnée en 1698 dans le testament du père, Pierre Gourbeyre, il s’agit de Jacqueline, fille mineure à qui il donne comme à ses autres enfants non fils aîné, non fils cadet et non filles mariées, et laisse le soin à sa femme d’effectuer le partage équitable de ce qu’ils doivent recevoir (les enfants nommés dans le testament sont Claude -aîné-, Benoît -cadet né en 1677 et marié à Catherine Artaud- Joseph -1682 – 1750, prêtre de la cure d’Ambert-, François -1682 – 1745, marchand à l’origine de la branche des Gourbeyre de Gaudon, marchand-, Jacqueline -1684-, et Pierre -lequel : 1678 – 1734 ou celui né en 1686 ?). Aucune mention des filles mariées, ni d’Anne-Marie, ni des quatre autres filles manquantes : sont-elles elles aussi devenues des sœurs ? Beaucoup de questions encore restent en suspens.

Revenons maintenant au mémoire. La demoiselle Gourbeyre n’entre pas au couvent en sifflotant les mains dans les poches (c’est une image bien sûr, elle devait avoir les yeux baissés…), mais accompagnée d’un trousseau digne d’une mariée et de quelques livres sonnantes et trébuchantes. Voici la description du trousseau :

"Mémoire de l'ameublement de Mademoiselle Gourbeyre notre chère prétendante."
« Mémoire de l’ameublement de Mademoiselle Gourbeyre notre chère prétandante. »

« Mémoire de l’ameublement de mademoiselle gourbeyre, nostre chère prétandante

Premièrement son lict garny d’unne paillasse, matelas, chevet, deux bonnes couvertes de Catalogne, une de huit barres l’autre de six, dix huit aunes d’estoffe verte pour faire les rideaux du lict, six linceuls.

Plus pour les habits de religion, pour son manteau de chœur, neuf aunes de sergette de nismes noire ; pour la robe neuf aunes de vray cadis de nismes noir a double teinture ; pour l’habit gris de dessous la juppe, la pieuré (???) et les manches sept aunes sergette grise ; une chemisette pour l’hyver, des bas aussy pour l’hyver et pour l’esté ; deux aunes de buratte noire pour un tablié de la plus fine et la plus large qu’on poura trouver, un chapelet noir pour la ceinture avec une médaille de cuivre doré.

Plus pour son linge une douzaine chemises, une autre de coiffes de nuit, une douzaine et demy de mouchoirs à moucher, huit aunes de toile païs de la plus fine la plus blanche et la plus battüe qu’on pourra trouver pour faire les voiles guinpes et bandeaux. Deux aunes toile d’Holande pour faire un voile guinpe et bandeau pour le jour de la vesture. Deux aunes toile blanche de ménage pour faire des coiffettes.

Plus seize aunes de serviettes et neuf aunes de napes de ménage.

Plus pour la vaisselle un plat, une assiete, une escuelle, une tasse et un bénitier, le tout d’estain fin, une culière et fourchette d’argent avec un couteau, un pettit chandelier de cabine d’estain de cornaille.

Plus pour les livres un diurnal du bréviaire romain avec un autre de la semaine sainte, les livres de cérémonies pour les réceptions et funérailles de la règle de saint aug(ustin) »

Cette toute dernière information, la référence à la règle de saint Augustin ouvre deux possibilités. Un couvent de Visitandines ou un couvent d’Ursulines. Les Visitandines sont présentes à cette période à Billom, Brioude, Clermont (Ferrand), Moulins, Le Puy-en-Velay, Riom, Saint-Etienne, Saint-Flour, donc nombreux. Les Ursulines sont implantées à Ambert, Clermont, Lyon, Maringues, Monistrol-sur-Loire, Thiers. Fondé en 1537 par sainte Angela Merici, à Brescia en Italie, la mission de ces dernières est l’enseignement des jeunes filles, quelle que soit leur condition sociale.
L’Ordre de la Visitation a lui été créé à Annecy en 1610 par François de Sales, évêque de Genève, et Jeanne-Françoise Freymot, veuve du baron de Chantal. L’un comme l’autre voient pour cet ordre une mission d’aide aux plus démunis. Les Visitandines doivent donc se déplacer pour aller à leur rencontre. En 1612, en raison du succès de la Visitation, le cardinal archevêque de Lyon ordonne que les Visitandines soient strictement cloîtrées. Les constitutions revues de l’Ordre sont approuvées par le Pape en 1625, après le décès de François de Sales. La vie quotidienne des Visitandines, devenues « filles d’oraisons » est rythmée par les prières personnelles, les prières communes, des lectures, du travail, mais aussi des temps de détente et de rencontres pour que naisse un véritable esprit de famille entre les sœurs. Le lien avec l’extérieur reste fort et des femmes peuvent être accueillies en retraite sans vouloir intégrer la communauté. Si l’austérité était une des règles de la congrégation d’origine, elle n’est plus de mise après la rédaction des constitutions répondant aux demandes de l’évêque de Lyon. Les sœurs vivent dans un environnement simple. La douceur, la joie, l’humilité, la simplicité et le partage étant privilégiés, l’Ordre attire de nombreuses femmes, de tout âge et de toute condition, malades ou non, parfois handicapées, ce qui n’est pas le cas dans d’autres Ordres à l’époque où elles ne sont pas acceptées. Les femmes jeunes et de bonnes conditions, tant physique que financière, sont aussi les bienvenues !

L'église du couvent de la Visitation à Annecy, au pied du Semnoz (construite au XIXe siècle).
La basilique du couvent de la Visitation à Annecy, au pied du Semnoz (consacrée en 1949). (Photo P.A.)

L’« ameublement » que la jeune Gourbeyre apporte au couvent peut se décomposer en meubles de literie, habits de religieuse, linge de corps et de toilette, linge de service, vaisselle, livres pour la pratique des rites religieux au couvent. Ces informations, croisées au Coustumier et directoire pour les sœurs religieuses de la Visitation sainte Marie, constitutions approuvées de l’ordre, permettent de penser qu’il provient d’un couvent de Visitandines.

Ainsi, le lit qui équipe la cellule possède à la fois paillasse et matelas, ce qui laisse à penser d’une certaine élévation sociale : il est assez rare en effet à l’époque que le lit soit équipé des deux. Néanmoins, le Coustumier décrit très clairement comment cellules et lits doivent être agencés :

Les meubles des Cellules seront un lit, une petite table à layette, un siège, un benetier, un Crucifix, cinq ou six images dévotes,ou un tableau, une lampe ; & tant qu’il se pourra, on fera les lits & garnitures d’iceux en cette sorte. Le chaslit sera de noyer ou de chesne, long de cinq pieds & demy ou de six au plus, large en dedans du traversin de deux pieds & huit poulces, ou de trois pieds au plus dans œuvre ; le pied aura sept ou huit poulces, dés lequel jusques au fonds d’en haut ; y aura quatre pieds de quatre poulces, pour avoir en tout de hauteur cinq pieds & demy au plus : sera foncé en haut, & en bas, de bois de sapin ou autre, sans façon, ny tournoyeure, sinon qu’il fust trouvé mieux, que la coëffe fust de toile : la table sera de mesme bois que le lit, haute & longue de deux pieds & large d’un pied & demy.
Tant qu’il se pourra le chaslit sera garny d’une paillasse haute d’environ un pied, d’un matelas pesant de dix-huit ou vingt livres de laine à seize onces la livre, de futaine d’un costé, & de toile de l’autre , d’un traversin, deux couvertes blanches de Castholongne, une grande & une petite, le tour de lit long jusques à demy pied de terre, & pourra estre double l’Hyver pour celles que la Supérieurre jugeroit en avoir necessité.

Ce qui correspond à ce que la jeune Gourbeyre apporte avec elle. La paillasse comme l’indique son nom est un sac rembourré de paille, le matelas l’est de crin ou de laine. Le chevet est un oreiller, traversin où repose la tête la nuit. Viennent ensuite les couvertures, les « couvertes de Catalogne », c’est-à-dire en laine tissée. Certaines explications précisent qu’il s’agit de tissage sur trame en laine de bandes de tissus usagers cousus entre eux ou de vieux restes de laines, (les couvertes de Catalogne de ce genre sont d’ailleurs encore un tissage traditionnel au Québec), ou bien de bandes de tissus cousues entre elles. L’étoffe verte (une vingtaine de mètres, c’est selon l’aune —entre 0,8 m et 1,45 m) est destinée à réaliser des rideaux de lit pour garder la chaleur. Quant à la couleur, apparemment souvent utilisée dans les chambres à coucher et les lits, elle est symbole multiple et ambigu de la maladie et de la mort, mais aussi de la résurrection, de l’espérance, de la jeunesse et de la vitalité profonde, de la chance. Viennent enfin les linceuls, sans lien avec la mort puisqu’il s’agit tout simplement des draps destinés au lit.

Après la cellule, intéressons-nous aux habits de religieuse. Plusieurs noms de tissus sont mentionnés, des étoffes de laine pour la sergette, le cadis et la buratte, de lin pour les autres toiles, notamment la toile de Hollande. Nous sommes loin de la soie, même si les tissus ici choisis ne sont pas aussi grossiers que ceux utilisés par les « journaliers ». L’habit de religieuse s’inspire du vêtement civil des femmes, plus simple au XVIIe siècle, constitué d’une jupe, d’un corsage assorti, et de la robe, sorte de manteau attaché au cou et ouvert devant. Les moniales possèdent donc le manteau de chœur, ample manteau attaché au cou, sans manche mais ouvert sur les côtés pour laisser passer les mains, et tombant aux pieds. Celui des Visitandines est noir. La robe est elle aussi noire, la jupe portée en-dessous grise ainsi que les manches. La poitrine, le cou et le front sont encadrés de la guimpe et des bandeaux blancs, la tête couverte d’un voile, blanc pour les novices, noir pour les sœurs ayant prononcé leurs vœux. Un tablier noir complète l’habit, et pour l’hiver, des bas et une chemise s’ajoutent. Le chapelet est le seul ornement. Voici ce qu’il est dit de l’habit dans le Coutumier :

Les Sœur ne porteront ny estuy, ny monstres sur sa robbe, ny ouvrages, ny bracelets, bagues, rubans ou cordons de foye, ny aucune renversure sur la petite manche, ains un fort petit bord de la chemise, qui paroisse, comme un gros ourlet, & le seul chappelet sur la robbe.
Les vestemens seront d’estoffe assez grossiere, selon la commodité des lieux ou les Monastères seront establis, observant que ceux de l’Esté soient plus légers que ceux de l’Hyver, que les souliers soient sans ouvertures, & fort simples.

Visitandine.
Visitandine.

Petit aparté : le Coustumier réglemente aussi l’habit, les vêtements portés, linges… étant gérés par les sœurs robières pour l’habit et les sœurs lingères pour le linge en général (drap, nappes…). Nous connaissons ainsi la rotation des habits, leur stockage, le nombre par sœur, les périodes de fabrication, les tissus utilisés et les couleurs. La règle donne même la façon de fabriquer les habits, les tuniques et les voiles.

Pour ce qui est de la vaisselle, le mémoire est conforme au Coustumier de la Visitation : plat, écuelle, assiette et tasse en étain. L’écuelle aurait pu être en terre néanmoins, et il est précisé que l’étain est fin. (Les Cornouailles, mentionnées pour le chandelier, sont une des principales zones de mines de ce métal à l’époque.) Le Coutumier ne précise rien quant aux couverts, mais notons que l’usage de la fourchette, du couteau et de la cuillère, surtout en argent, n’est pas encore totalement démocratisé sur les tables à l’époque et témoigne de la richesse des Gourbeyre capables de fournir en dot des objets plus ou moins précieux à une fille de leur nombreuse descendance.

Dernier détail, sur les livres cette fois, le bréviaire romain codifie les offices ici du rite catholique, fixé en 1568 sous Pie V et utilisé jusqu’à Vatican II.

Qu’en est-il maintenant du troisième document ? Daté de 1702, il concerne la prise de robe d’une fille Gourbeyre au couvent des Ursulines d’Ambert :

Sœur Anne de Saint-Clair

« Je soussigné ?? de la congrégation d’Ambert reconnaît avoir reçu d’honnête Anne Chabanis veuve de ?? Pierre Gourbeyre vivant marchand papetier de Nouyras, la somme douze livres, et ? faict pour la prise d’habit, que ? profession dans le couvent des religieuses de sainte Ursule, de sœur Anne de Sainte Claire, fait le cinquième octobre mil sept cent deux. »

Quelle est cette sœur Anne : Marie née en 1680 ou Anne en 1681 dont les âges 23 et 22 ans conviendraient pour une entrée au couvent ?

Le dernier document enfin, est bien plus succinct, puisqu’il donne quittance à Claude Gourbeyre pour « la sœur Gourbeyre religieuse ». On ne sait pas de quoi, du paiement d’une dot ? La date, postérieure à 1705 comme expliqué en début de post, pourrait laisser à penser qu’il s’agit de la dernière des filles, Jacqueline née en 1684. Si tel est le cas, faute de plus d’information dans les documents d’état civil, on peut supposer que trois filles sur les huit en tout n’auront pu prétendre à une part d’héritage équitable, deux ayant été dotées pour leur mariage et la troisième ayant dû recevoir ce qui lui revenait au décès de son père en 1700. Quant aux deux qui restent, leur destinée reste à découvrir…

 

Sources :
http://www.odile-halbert.com/wordpress,
http://www.la-visitation.org, site officiel de l’ordre,
http://www.ipir.ulaval.ca, pour des témoignages vivants au Québec (faire requête Visitation ou Visitandine ; ce site est consacré au patrimoine immatériel religieux du Québec),
http://www.musee-visitation.eu, à Moulins, en Auvergne
Gallica : Coustumier_et_directoire_pour_les_[…]_bpt6k64597868.pdf .
Clio : *Marcel Bernos, « La jeune fille en France à l’époque classique », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés [En ligne], 4 | 1996, mis en ligne le 01 janvier 2005. URL : http://journals.openedition.org/clio/430 ; DOI : 10.4000/clio.430

 

1 commentaire sur “Le trousseau d’une nonne

  1. Précisions sur le dernier document présenté : il convient de lire : je soussigné syndic ; signé GLADEL, syndic.
    Il y eut à Ambert une famille GLADEL, famille bourgeoise, originaire de Thiolières (me semble-t-il) qui compte parmi ses descendants : Alexis Emmanuel CHABRIER. Le CGHAV a publié en 1983, me semble-t-il, une étude sur cette famille.
    Le document étant d’un petit format, je ne peux pas lire ce qui est écrit, et, je ne sais pas si j’arriverais à le déchiffrer, au cas où …
    Souhaitons qu’il y ait beaucoup de réponses en complément de ce bel article, comme à l’accoutumée très bien rédigé et captivant !!!

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