Après les murs, les dalles : 1- préparation

Une fois les murs de l’auditorium remontés, l’objectif des restaurations était de couler les dalles de l’auditorium et de la salle de restauration au rez-de-chaussée du vieux moulin tout d’abord, celles de l’étage venant plus tard. Tout ne s’est pas fait en un jour, loin de là.

Le sol de base, une fois les fouilles des fondations effectuées, tassé par les machines, qu'il faudra aplanir grâce à diverses couches de gravier et de sable.
Le sol de base, une fois les fouilles des fondations effectuées, tassé par les machines, qu’il faudra aplanir grâce à diverses couches de gravier et de sable.

Il a d’abord fallu s’appuyer sur le sol, qui n’est pas naturel pour l’auditorium mais un conglomérat de gravats provenant de la démolition du bâtiment précédent et de la fouille des fondations. Bien tasser l’ensemble. Dessus a été étalé du gravier plus fin, en épaisse couche, au sein duquel le passage des gaines techniques a été prévu en plaçant de gros tubes de PVC. De nouveau tassement de l’ensemble, puis étalage de sable plus fin pour bien combler les trous laissés par le gravier.

Une couche de gravier.
Une couche de gravier.
Passage des gaines techniques dans le gravier.
Passage des gaines techniques dans le gravier.
Bien tasser l'ensemble.
Bien tasser l’ensemble.
Une couche de sable.
Une couche de sable, encore à étaler.

Dans la salle de restauration, au rez-de-chaussée du vieux moulin, la partie qui se jouait n’était pas la même : le moulin est construit sur une veine de granite, et comme dans la chaufferie, elle effleurait sous le sol. Il a fallu en supprimer à plusieurs endroits pour permettre la mise en place d’une dalle (le niveau est inférieur à celui qu’occupait la colonie, la dalle est plus épaisse). Une fois cette opération effectuée (à l’aide d’un percuteur, d’une scie, etc., et beaucoup de sueur car la pierre est très dure), le sol a dû être là aussi damé, tassé.

Au rez-de chaussée du vieux moulin le sol de la future salle de restauration : les blocs naturels de granite affleurent, il faut en supprimer une partie. Dur !
Au rez-de-chaussée du vieux moulin le sol de la future salle de restauration : les blocs naturels de granite affleurent, il faut en supprimer une partie. Dur !
Dans cette même salle, une fois le granite arasé, des fouilles sont coulées pour mettre en place les fondations d'un muret qui soutiendra deux poteaux et une cloison. Tout autour, le sol est brut.
Dans cette même salle, une fois le granite arasé, des fouilles sont coulées pour mettre en place les fondations d’un muret qui soutiendra deux poteaux et une cloison. Tout autour, le sol est brut.

L’étape suivante fut la mise en place de l’isolation à la fois contre les remontées d’eau et contre les ponts thermiques. Un film en polyéthylène fut étalé à la surface du sable et remonté sur la hauteur de la dalle le long des murs. Des dalles en polystyrène extrudé ont été ensuite posées pour couper le froid remontant de la terre.

Le film de polyéthylène sur lequel sont posées les plaque de polystyrène d'isolation.
Le film de polyéthylène sur lequel sont posées les plaques de polystyrène d’isolation. Auditorium.
Les plaques.
Les plaques. Auditorium.
La mise en place des plaques. Pas de poussière lors de la découpe à la scie.
La mise en place des plaques. Pas de poussière lors de la découpe à la scie. Dans la salle de restauration.

Les maçons ont tout de suite après mis en place le ferraillage consistant en deux grilles superposées maintenues écartées par des « zig-zag » en ferraille. Il ne resta plus alors qu’à couler le béton. Mais ceci est une autre histoire sur laquelle je m’étalerai dans le prochain post.

Le ferraillage, d'en-haut.
Le ferraillage, d’en-haut, dans l’auditorium.
D'en-bas, le ferraillage au ras du sol, dans la salle de restauration
D’en-bas, le ferraillage au ras du sol, dans la salle de restauration.

5 thoughts on “Après les murs, les dalles : 1- préparation

  1. À côté de la salle de restauration, si j’ai bien compris, il y avait une autre salle de jeu (où était installé un train électrique) puis à côté une chapelle – l’accès de ces deux pièces se faisait sous l’escalier extérieur. Dans la chapelle lors d’un chantier nous avions découvert un conduit de cheminée qui donnait dans la cheminée du dessus…
    Tout ceci existe-t-il encore ? Qu’en est il du fameux souterrain (secret) sous la dalle de la pièce ou se trouvait le train électrique ?

    1. Bonjour, rien n’a été touché concernant ces deux pièces, et nous ne les toucherons pas ou à peine (pour éviter qu’elles ne s’abîment plus) car elles ne seront pas accessibles (impossibles à mettre aux normes de sécurité pour le public). Donc le souterrain, si souterrain il y a, est toujours en place et nous n’irons pas le chercher…

    2. Bonjour Jean-Claude,
      Je remarque que tu as encore de très fiables souvenirs du moulin. Le train électrique notamment.
      Mais te souviens-tu de nos rencontres, il y a une bonne quarantaine d’années?
      Amitiés d’antan.
      (Magnifique cette résurrection de Nouara! Merci à Isabelle Audinet pour ses blogs réguliers et très intéressants)
      Christian DECAUX

  2. Bonjour Isabelle Audinet,
    en fait le « souterrain  » n’en est pas réellement un…mais il existe des morceaux de voute sous la dalle de béton de la pièce du train électrique qui avaient été baptisé le souterrain. Pour construire Nouara sur une pente assez raide, les baptiseurs du moulin ont installé une superposition de salles voutées pour récupérer une horizontale. Dans les toutes premières années de la colo, ces salles voutées (sorte de caves) étaient accessibles et dénommées « souterrain » pas l’abbé. En très mauvais état, elles furent vite condamnées.d’où la dalle dans la salle du train électrique… L’abbé avait dessiné sur le mur du fond une entrée fictive. C’est en allant chez un papetier du coin, à l’époque, (il fabriquait encore du carton d’emballage) que le souterrain a été évoqué devant moi. Le bonhomme racontant des souvenirs de l’installation de la colo…l’abbé cherchait à le détourner du sujet mais rien n’y faisait ! De retour à la colo, dans la voiture, l’abbé me fit jurer de ne rien dire de ce que j’avais appris… L’abbé et la colo n’existent plus…par contre la construction du moulin reste un sujet intéressant.

    Un bonjour amical à Christian
    Jean-claude Décréau

    1. Bonjour Jean-Claude, je vous remercie pour ces informations. Nous n’allons pas toucher aux dalles, nous ne verrons donc pas ces soubassements, dommage. Mais c’est très intéressant. Bonne journée à vous

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