Des aléas de réhabiliter un vieux bâtiment

Avancement des travaux à au 23 avril. le mur à l'est est toujours en place, les fondations ont été coulées.
Avancement des travaux au 23 avril. Le mur à l’est est toujours en place, les fondations ont été coulées.

Petit point d’avancement des travaux sur le vieux moulin. Les travaux de démolition de ce bâtiment sont achevés depuis la mi-avril, et l’on espérait alors voir la reconstruction commencer. Depuis le départ, les imprévus se sont présentés et ont été résolus au cas par cas.

Façade du vieux moulin le 17 mai 2018. En attendant la reconstruction.
Façade du vieux moulin le 17 mai 2018. En attendant la reconstruction.

Déjà les démolitions ont rencontré de mauvaises surprises qui ont obligé à adapter le programme. Tout le monde s’y attendait, l’état du bâtiment n’était guère encourageant. Je vous avais parlé du mur entre le vieux moulin et la partie neuve (1964-65), dont le mortier s’effritait à la base et sans fondation. Impossible de lui faire supporter des charges importantes sans risque, sachant qu’il ne serait plus renforcé par un conduit de cheminée ou un escalier comme c’était le cas jusqu’alors. Le doubler n’était pas possible car cela aurait changé les cotes du bâtiment, ce qui est inenvisageable. Il a donc fallu le détruire.

Le démontage des planchers du vieux moulin a mis au jour ensuite de nombreuses poutres attaquées voire détruites par les insectes xylophages, ou pourries en raison des fuites d’eau. La solution préconisée de tout ôter et tout reprendre était donc la plus sage.

Le résultat est donc assez effrayant, une coquille vide, mais ce qui reste est le plus sain. Il va dorénavant être possible de reconstruire, et les préparatifs ont commencé, avec de nouveau leur lot de désagréments.

Tout d’abord, le creusement des fondations d’un nouveau mur pour la partie la plus à l’est, à la place du bâtiment des années 1964-65, a montré que le sol avait été tassé sur d’anciennes ruines, donc non stabilisé : d’énormes blocs de pierre ont été sortis, et plus on décaissait, plus la terre s’écroulait. Les fondations du mur nord et d’un mur de refend ont pu être coulées fin de semaine n°18 heureusement.

Avancement le 16 mai 2018, les fondations sont bien visibles, le mur à l'est a été démoli.
Avancement le 16 mai 2018, les fondations sont bien visibles, le mur à l’est a été démoli.

Conséquence du non-tassement des soubassements, le mur qui entourait la chaufferie —mur que l’on avait au départ prévu de conserver en l’arrangeant— menaçait de s’ouvrir et de libérer la terre, et le doublement du mur n’aurait pas suffit. Il a donc été décidé de détruire ce mur et de chemiser solidement la chaufferie.

Fin de semaine 18, les préparatifs étaient achevés pour que la dalle de la chaufferie, ses murs et les murs du bâtiment détruit puissent être coulés (tout ce qui a été détruit était déjà en parpaings et béton, recouverts de pierre, les matériaux restent les mêmes) au retour des maçons après une semaine de vacances.

Préparation du sol et des murs de la chaufferie : ferraillage, réservation du passage des canalisations, câbles électriques...
Préparation du sol et des murs de la chaufferie : ferraillage, réservation du passage des canalisations, câbles électriques…
Vue d'en haut. Il a été nécessaire de casser un gros bloc rocheux qui débordait sur le regard, bloc en granit bleu présent sur le site bien avant le moulin...
Vue d’en haut. Il a été nécessaire de casser un gros bloc rocheux qui débordait sur le regard, bloc en granit bleu présent sur le site bien avant le moulin (en bleu au pied du mur du fond)…
Le 17 mai, la dalle de la chaufferie est coulée le matin.
Le 17 mai, la dalle de la chaufferie est coulée le matin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Semaine 20, la reconstruction devait donc passer en phase active. Et là, crac, dernière péripétie, le mur le plus à l’est qui appartenait au bâtiment de 1964-65 s’avère, après un examen plus approfondi, incapable de soutenir la dalle de l’étage. Il faut le démolir, par le haut car les fondations coulées interdisent l’accès au mur par le bas. Nouveau retard, avec l’agacement et un certain découragement qui vient de pair, d’autant que la météo n’est guère favorable à l’entrain. Fin de semaine 20, la dalle de la chaufferie est néanmoins coulée, tandis que le mur est détruit grâce à de conséquents aménagements autour.

Photo prise le 16 avril, le mur du fond a été écroulé.
Photo prise le 16 mai, le mur du fond a été écroulé.

Espérons que l’on va enfin pouvoir aller de l’avant.

11 thoughts on “Des aléas de réhabiliter un vieux bâtiment

  1. ah, il faut savoir garder confiance !!! les travaux avancent jour après jour, et, les découvertes (agréables ou désagréables) pointent aussi leur nez !!! courage, j’arrive bientôt pour fêter mes 30 ans !!! (hihi)

    1. Bonjour Claude, nous gardons confiance, mais comme nous sommes aussi tous très jeunes, nous avons l’impatience de nos artères.

        1. Mes photos originales sont en grand format, je n’ai pas de problème de stockage pour elles, c’est sur le blog que c’est limité… 🙂

  2. Bonjour Isabelle. Votre impatience est bien légitime quand on a tant de beaux projets sur le feu. Mais l’important c’est aussi le chemin ! Bon courage à vous tous.

    1. Bonjour Gérard, bien sûr que le chemin est important, notre cœur bât à l’unisson avec le moulin. Nous connaîtrons tout (ou presque) de lui, peut-être nous élèverons-nous aussi de concert avec ses nouveaux murs !

  3. Bonjour,

    « le sol avait été tassé sur d’anciennes ruines » « d’énormes blocs de pierre ont été sortis »

    Avez-vous pu déterminer un quelconque agencement de ces ruines qui aurait pu vous éclaircir quant à la forme du moulin d’origine sur la partie Est et éventuellement son utilité à l’époque ?

    Nous sommes nombreux à vous suivre et à regarder votre travail, à apprécier l’ensemble de vos oeuvres, quelles soient théoriques (recherches) ou physiques (restauration).

    Cdlt,
    Pierre

    1. Bonjour,
      Non, impossible à déterminer, et c’est fort dommage. Je vous remercie pour votre fidélité, l’aventure va être encore longue…

  4. SURPRISE QUAND UN APRES MIDI D AOUT LE PERE RESPONSABLE DE LA COLO VIENS ME SOUHAITER MA FETE CELLE DE LA VIERGE. A MON GRAND DESESPOIR MON PRENOM EST NOUARA BERBERE D ORIGINE D ALGERIE J AVAIS 15ANS J Y SUIS RETOURNEE TRAVAILLER A LA COLO DS ANNEES APRES HEUREUSE DE REVOIR MES BATISES QUI M AVAIS ENCHANTEE MON BON SOUVENIR

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