Le coup du Clairon !

Petite pause dans les articles historiques de l’été pour rendre une petite visite à nos amis les insectes.

Je vais vous en présenter un aperçu à de nombreuses reprises. Un coléoptère à l’allure un tant soit peu débonnaire avec sa grosse tête et ses poils sur tout le corps, et pourtant… ses jolies couleurs rouge vif et noir laisse présager un avertissement à ses éventuels prédateurs : « Je suis toxique ! »

Un Clairon de derrière sur sa plante favorite, un ombellifère. Le bas des élytres est rouge, ce qui permet de le distinguer de l’autre espèce, Trichodes apiarius.

Qui est-il ? Le Clairon des abeilles, qui correspond en fait à deux espèces très proches. Contentons-nous ici de Trichodes alvearius. De petite taille (15 mm maximum), il se rencontre principalement sur les ombellifères qu’il affectionne. Il se nourrit de petits insectes, de larves et de pollen. La femelle, une fois fécondée, pond dans les nids d’abeilles sauvages ou, plus rarement, dans les ruches mal entretenues. La larve se développe en mangeant les larves et les nymphes des abeilles. Elle est reconnaissable à sa couleur rouge/rose vif. Elle se transforme au sein du nid parasité, et c’est un insecte adulte qui ressort.

Le Clairon vu de face. Autre caractéristique de Trichodes alvearius, la tache noire rectangulaire en haut des élytres.

Quant au nom de la bestiole, rien à voir avec la musique, il vient de clerus, son ancien nom latin, qui lui-même découle de cleros, ainsi qu’Aristote avait appelé (dans son Histoire des animaux, -335, premier traité naturaliste de l’Histoire) cet insecte observé dans les nids d’abeilles.

Le Clairon de profil. Les taches noires sur son dos permettent de le distinguer Trichodes alvearius (ici) de Trichodes apiarius.

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