Le moulin de Nouara, un hameau d’Ambert -2

Nous avons exploré dans la première partie de cet article le hameau de Noirat et découvert ses habitants de 1836 à 1856. À l’époque, cinq foyers sont recensés : les Ribeyron, les Jarsaillon et les Faure, habitant peut-être tous le moulin du milieu. Et les familles Begonin et Pouyet-Fritisse qui, quant à elles, occupent a priori le moulin d’En-haut.

Nous retrouvons les lieux en 1866.
Dix ans ont passé, amenant pas mal de changements dans la famille Faure. La mère Marie Joséphine est décédée en 1859 à 70 ans. Après le décès de son frère, Pierre Gourbeyre le docteur, les Faure héritent de la métairie qui lui appartenait. La famille va donc s’installer en ces lieux, face au vieux moulin dont ils ne sont que locataires. Au foyer restent les deux parents et quatre de leurs enfants. Joséphine l’aînée s’est mariée et habite au Petit-Vimal, Justine (ou Augustine ou Jeanne) est partie pour devenir couturière. Elle se mariera avec Jean Lichnerowich, installé maître-tailleur à Ambert en 1872, place Saint-Jean, chez Durif. Il fera faillite en 1876 et le couple partira à Paris (L’Écho de la Dore, août 1872 et mars 1876).

A gauche le vieux moulin, unité de production avec une habitation, la maison du papetier, à droite, la grange étable avec la maison du métayer au fond, bien plus confortable.
A gauche le vieux moulin, unité de production avec une habitation, la maison du papetier, à droite, la grange étable avec la maison du métayer au fond, bien plus confortable.

Les autres membres du foyer sont les domestiques, au nombre de quatre : Marie Favier (18 ans), Louise Chantauze (26 ans), Jeanne Marie Trait (27 ans) et Josette Missonnier (22 ans). Jeanne Marie Trait, s’il s’agit bien de la même, est née à la Grandrive d’un père papetier. Elle se mariera en 1868 à Étienne Begon papetier au Petit Vimal et habitant à Valeyre de Haut. On retrouvera la famille sur les recensements postérieurs. Quand à Marie Favier, elle intègrera la famille Faure comme nous le verrons plus tard.
Les Begonin n’apparaissent plus sur le recensement ; en revanche deux nouveaux foyers font leur apparition, les Friteyre et les Begon. Celui des Friteyre comprend huit personnes, dont trois domestiques. Le chef de famille, Joseph, a 42 ans, il est papetier et marié à Antoinette Coerchon. Le couple a trois enfants âgés de 9 à 1 ans. On peut suggérer qu’avec trois domestiques, ce foyer pourrait avoir pris la place des Begonin dans le moulin d’En-haut. Les Begon, foyer composé de trois personnes (un jeune couple et leur enfant en bas âge) travailleraient pour et avec eux.

Nous voici six ans plus tard en 1872. Le château de Nouara a été vendu par Élie Gourbeyre, fille naturelle de Pierre Gourbeyre, à un ancien colonel (commandant en fait) du Génie et lointain cousin, Jacques Quiquandon. En 1872, ce dernier habite le château avec sa domestique, Berthe Coutain, originaire de Savoie.

Le moulin du milieu au fond, à gauche la meunerie et la grange de la ferme. Tout au fond en arrière plan, le château du docteur Pierre Gourbeyre.
Le moulin du milieu au fond, à gauche la meunerie et la grange de la ferme. Tout au fond en arrière plan, le château du docteur Pierre Gourbeyre.

Dans les fabriques à papier, en-dessous du château, la famille Faure est toujours présente. Le foyer est constitué de Jean Faure l’Aîné, sa femme Marianne, leur fils Joseph, tous trois papetiers, Françoise Marie Favier, l’ancienne domestique devenue la femme de Joseph, Anne Marie Joséphine Faure la fille de Joseph et Françoise Marie, âgée de 1 mois, et la dernière fille de Jean Faure l’Aîné, Delphine. Est aussi à demeure Marie Voldoire, la domestique, âgée de 15 ans.

La population du village de Noirat a fortement régressé, mais est-ce-que cela signifie que l’activité a baissé d’autant ?

En 1876, nouveau recensement. Au château, le foyer s’élargit avec l’installation de Jeanne Quiquandon, 16 ans, la fille du « colonel » de Génie en retraite, Jacques. Chez les Faure, Marianne la mère est décédée. Jean Faure l’Aîné son époux a 70 ans. Le fils Joseph et sa famille (sa femme Marie et ses trois filles, Joséphine, Marie et Delphine), et sa sœur Delphine non mariée vivent avec le père. Plus aucun domestique n’habite au foyer, la maison du métayer. Peut-on en déduire que l’activité vivote, survit ? Pourtant les témoignages de sa petite fille, Claude Dravaine, donnent encore l’impression d’une activité réelle, ou bien est-ce à cette période que Jean Faure l’Aîné installe une machine à papier qui pourrait avoir nécessité moins de bras ? Sans doute aussi les femmes remplissent-elles le rôle des domestiques à la maison…
Quant aux différents types de productions de papier, nous y reviendrons dans un article à venir.

En 1876 encore, le moulin d’En haut est de nouveau occupé, par la famille Lebon (Pierre Auguste) Joubert (Geneviève), des papetiers. Geneviève Joubert est la descendante de Joseph Joubert Fuzon ayant acheté le moulin d’En-haut à Jean-Claude Gourbeyre. Pierre Auguste et Geneviève Lebon Joubert ont cinq enfants, Marie l’aînée a 17 ans, Justine 16 ans, Pierre, 14 ans, Claudius, 10 ans, et Paul 8 ans.
On ne note aucun domestique ni autre famille de papetiers dans ce moulin.

L’année 1881 apporte de nouveaux riverains et de nouvelles activités au hameau. Rien en ce qui concerne le château toujours occupé par les Quiquandon.
Chez les Faure, Delphine la fille est partie, pour devenir religieuse comme deux autres de ses sœurs, Marianne l’aînée et Louise. « Deux des filles se marièrent. Les trois autres se firent religieuses de l’ordre de Saint-Paul de Chartres qui recrutait alors beaucoup en Livradois. L’ordre formait des missionnaires qui s’en allaient dans les pays lointains, surtout les Antilles et Guyane. (…) Marianne, l’aînée, partit ainsi, toute jeune, pour Cayenne. Elle aurait voulu aller plus loin mais il n’y avait pas de convoi. (…) Les deux plus jeunes filles partirent à leur tour, l’une après l’autre. (…) » (Claude Dravaine, Nouara, 1927, p. 215 et suivantes).
Deux jeunes domestiques vivent au foyer, Marie Mourlevat et Jean Trait, 14 ans.

De nouveaux voisins se sont installés, les Omera (Omerin), dans le moulin d’En-bas qu’ils ont acheté en 1873. Ils l’ont transformé en meunerie et y ont emménagé entre 1876 et 1881. Jacques Omerin, que nous avons eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises, est le chef de famille (mais est-ce lui qui dirige ?! Sa femme, Marguerite Mathias pourrait tout aussi bien porter ce qualificatif…). Le couple a déjà eu trois enfants, Maria (5 ans), Claude (3 ans, futur arrière grand-père de Xavier Omerin) et Anna (8 mois).
À noter la curieuse orthographe du nom, Omera (au lieu de Omerin).
Le moulin à papier, qui a aussi accueilli un moulin à grain en son temps (mais où), connaît donc un regain et une diversification d’activités en ce dernier quart de siècle.

La façade du logement de la meunerie.
La façade du logement de la meunerie.

En revanche, plus de trace des Lebon au moulin d’En-haut.

En 1886, nous notons une nouvelle venue au château, celle de la petite-fille de Jacques Quiquandon, Andrée Baquié. Loin d’être une fille naturelle, ses parents sont Jeanne Quiquandon et Clément Victor Philippe Baquié, mariés en 1883 à Ambert. Clément Baquié, né à Tours (Indre-et-Loire) en 1855 décèdera en 1887 à Chatellerault (Vienne). Il est commis principal des contributions indirectes (c’est-à-dire des impôts assignés aux biens de consommation). La gouvernante est restée, même si son prénom évolue en fonction de l’agent responsable du recensement (elle se prénomme Philiberte en 1886, Berthe précédemment).

Les Omerin habitent toujours à la meunerie, ils sont entre temps devenus OmerIN ! Jacques le père est meunier, Marguerite est ménagère. Le couple a toujours trois enfants, Maria, Claude et Marie âgée de 3 ans, née à Noirat (qui succèdera à son père dans l’usine de chapelet d’Escalon, future Gras-Desgeorges). La petite Anna est décédée entre temps. Un domestique a rejoint le foyer, pour aider le père, Jacques Chapat, âgé de 50 ans.

Est arrivée sur les lieux la famille d’Antoine Dandrieux et Marguerite Ribbe, recensée cinq années plus tôt au Petit-Vimal, au moulin dit d’Alexandre Dandrieux (le père) ou La Terrasse. L’explication ? Le moulin de La Terrasse a été cédé à un certain Mourgue qui transformera la papeterie en fabrique de tresses, après 1881. Où sont-ils installés ? Dans la fabrique du milieu avec les Faure ou dans la fabrique d’En-haut ? Le foyer est composé en tout cas, en-dehors des parents, des trois enfants (Marie, Gilbert et Joseph) et de deux ouvriers (Jules Darneton (?) et Basile Rodarie). Petite anecdote sur Marguerite Ribbe, elle est née à Noirat en 1840 alors que sa famille habitait dans la fabrique du milieu avec les Faure…

Le moulin de La Terrasse au centre et un moulin du Petit-Vimal haut à droite.

Nouvelle famille encore, Jean Tixier, Marie Bonnefoy sa femme et Noël Tixier leur tout jeune fils. Nous avons raconté leur histoire dans un précédent article (« Et la ferme dans tout ça »). le document du recensement précise un fait, leur arrivée à Noirat. Noël Tixier est né à Gourre le 25 décembre 1884. La famille s’est donc installée courant 1885 et avant le recensement, publié en juin 1886. Le père est noté en tant que meunier, il est vraisemblable qu’il travaille avec Jacques Omerin, qui n’a plus d’aide. Où sont-ils installés, dans le logement de la meunerie avec les Omerin ou dans des pièces habitables de l’ancien manoir, ou bien dans le moulin des Vernières ?
C’est à cette période aussi que le couple Omerin s’interroge sur la possibilité de poursuivre cette activité en raison de l’allergie à la farine de Marguerite. Les Tixier vont d’ailleurs acheter le moulin des Vernières, la meunerie et une partie du manoir en 1888 ; les Omerin partiront à Escalon, à moins qu’ils ne soient partis plus tôt, pour lancer une usine de perles à chapelets.
À leurs côtés, famille ancestrale, les Faure habitent toujours dans la maison du métayer et exploitent vaillamment la papeterie du moulin du milieu. Il reste de la famille le grand-père, Jean Faure l’Aîné, son fils Joseph devenu veuf depuis 1881, les trois filles de ce dernier : Joséphine (15 ans), Marie (13 ans) et Delphine (11 ans), et son fils Joseph (8 ans). Un domestique Jean-Baptiste Visseyrias (15 ans), travaille sans doute avec Jean et Joseph. Claude Dravaine, encore elle, nous rapporte la vie de ces filles Faure : « L’oncle Joseph avait un caractère faible, aussi ses trois filles, restées sans mère toutes jeunes, menèrent-elles la vie qu’elles voulurent. Elles épousèrent à peu près les premiers venus. C’est ce que j’appelais jadis pompeusement “la décadence d’une noble famille auvergnate”. Beau gâchis, chez elles, en vérité. Les meubles Louis XIV, canapés, fauteuils au bois joliment orné de rosaces et couverts d’un vieux brocart fané, tout cela dédaigné, entassé sans soin n’importe où et finalement cassé et brûlé. Bien peu de choses échappèrent. Les poules mangeaient dans la belle vaisselle, méprisée pour de criardes assiettes communes. Toute une bibliothèque de livres en vieux français, probablement sans prix, fut anéantie par ces vandales. »

1891 témoigne d’une fin annoncée pour le hameau papetier qui tenait tant bien que mal depuis quelques années. Jean Faure l’Aîné est décédé en 1888, il ne reste que Joseph à travailler à la papeterie, avec ses deux filles aînées, Joséphine âgée de 19 ans et Marie Anne de 17 ans. Delphine et Joseph, les deux plus jeunes, ne sont plus avec eux au foyer.
Les plus proches voisins, les Tixier, meuniers habitant dans l’ancien moulin d’En-bas, sont quatre au foyer avec leur domestique Jean Fioux, qui doit aider le père Jean Tixier au moulin.
Au château ne restent que le père Quiquandon et sa gouvernante Berthe Coutin. La fille et son enfant son partis.
Enfin, au moulin d’En-haut, les Dandrieux fabriquent toujours du papier en famille, avec l’appui d’un jeune domestique Antoine (?) Porte, 14 ans. Ce moulin a été acheté en 1889 par les Tixier Artaud, parents de Jean Tixier meunier de Noirat. Les terres appartiennent toujours aux Lebon Joubert.

Cinq ans plus tard, en 1896, rien n’a bougé au château. Chez les Faure en revanche, Joseph le père fabrique toujours du papier, tant bien que mal. Les deux filles aînées sont parties, peut-être mariées, tandis que les deux plus jeunes sont revenus au foyer, Delphine 20 ans, sans profession, et Joseph, 19 ans, typographe.
Chez les Tixier, plus de trace de Noël, peut-être est-il en pension ? Le domestique a changé, Jean Duguay, 17 ans, aide maintenant le père à la meunerie.
C’est aussi à cette période, entre 1895 et 1897, que les Tixier font construire leur ferme cossue, telle que la décrit Claude Dravaine.

La ferme et la grange construites entre 1895 et 1897 par les Tixier.
La ferme et la grange construites entre 1895 et 1897 par les Tixier.

Au moulin d’En-haut, les Dandrieux sont partis. Peut-être ont-ils été remplacés par les Lebon, papetiers, à moins que ceux-ci ne travaillent avec Joseph Faure au moulin du milieu. Le couple est jeune, Pierre Lebon et Jeanne Sauvade, et leur fille de 5 ans, Madeleine.

1901 : un vent de renouveau semble souffler sur le hameau, éphémère hélas, nous le verrons. Dans la belle ferme vit le couple Tixier Bonnefoy, et leurs deux fils puisque Adolphe est né depuis le dernier recensement, et un domestique, Antoine Nourrisson, 16 ans. Jean, le père, n’est plus meunier, il est noté cultivateur.
Leurs proches voisins se partagent peut-être le moulin du milieu pour l’exploitation. Ce sont d’abord les Perrier Ribeyron. Jean-Baptiste Perrier, 32 ans, est contre-maître chez Mourgue, la fabrique de tresses et de lacets du moulin de La Terrasse au Petit-Vimal dont nous avons parlé plus haut. Le couple a deux enfants en bas âge, et la mère de Jean-Baptiste vit avec eux. « Les État statistiques des irrigations et des usines sur les cours d’eau non navigables ni flottables » de 1899 et 1900 mentionnent une usine à lacets et une papeterie à Noirat. Une nouvelle activité est donc apparue, tandis que l’ancienne périclite. Cette usine de lacets perdurera très peu de temps en réalité, au moins trois ans en tous les cas.
Au moulin du milieu, le père Joseph est toujours mentionné comme papetier et patron. Il sera noté comme agriculteur en 1902, dans l’acte de décès de sa sœur aînée Joséphine, mariée à Jean-Joseph Begon, papetier au Petit-Vimal. Puis de nouveau en 1905, dans son acte de décès. Est-ce sa dernière année d’activité ?

Joseph Faure est patron papetier.
Joseph Faure est noté comme cultivateur : (...)"d'Ambert, chef-lieu d'arrondissement, département du Puy-de-Dôme, ont comparu Pierre Begon, âgé de vingt-neuf ans, papetier au Petit-Vimal commune d'Ambert, fils de la décédée, et Joseph Faure âgé de cinquante-neuf ans, cultivateur à Ambert, frère de la décédée" (...)
Joseph Faure est noté comme cultivateur : (…) »d’Ambert, chef-lieu d’arrondissement, département du Puy-de-Dôme, ont comparu Pierre Begon, âgé de vingt-neuf ans, papetier au Petit-Vimal commune d’Ambert, fils de la décédée, et Joseph Faure âgé de cinquante-neuf ans, cultivateur à Ambert, frère de la décédée » (…)
Etat statistique des usines et cours d’eau, 1899. Moulin à papier et fabrique de lacets.

Chose étonnante néanmoins, la papeterie est notée comme possédant 5 pilons, alors qu’une machine avait été installée vers 1875-1880 ; l’ont-ils remplacée car peu pratique, utilisaient-ils les deux méthodes, ou s’agit-il plutôt de la papeterie de Pierre Lebon, papetier patron ? Le document précédemment cité donne le nombre de roues, deux pour chacun des moulins. Ce qui donnerait donc deux pour le moulin du milieu, et deux pour le moulin de Pierre Lebon, le moulin d’En-haut ?
Pure spéculation.
Ce qui est certain, c’est que Delphine Faure est mariée avec Pierre Alligier, un cantonnier, et qu’ils ont une fille, Joséphine, âgée de 3 ans.

En 1906, la fin annoncée est effective. Les papeteries ont disparu avec le décès de Joseph Faure en 1905. Les Lebon n’habitent plus sur place, seule reste la famille Tixier avec leur domestique, Paul Roure. L’usine de lacets n’est plus en activité non plus.
De nouvelles venues habitent en revanche dans la maison du métayer, une certaine Joséphine Faure âgée de 57 ans et son fils (sic) Jeanne Lichnerowich, âgée de 17 ans ! Il s’agit en fait de Justine Faure et de sa fille Jeanne Lichnerowich, Justine étant la  fille de Jean Faure l’Aîné et la sœur de Joseph, partie à Paris avec son mari. Quant à Jeanne Lichnerowich, elle deviendra plus tard Claude Dravaine et racontera la vie de ce hameau si vivant et si industrieux pendant de nombreux siècles. Elle aura très peu connu sa famille, surtout au travers des récits de sa mère.

Jeanne Lichnerowich et sa mère.
Jeanne Lichnerowich et sa mère.

Mère et fille ne seront plus là en 1911. Le hameau n’aura plus que trois habitants, Jean et Marie Tixier Bonnefoy, et leur dernier fils Adolphe. L’aîné est parti travailler au moulin de La Ribbe avec sa femme Olga Collay. Mais ceci est une histoire que je vous ai déjà racontée dans l’article « Les P’tits papiers ».
Entre temps, les Tixier ont acheté petit à petit les différents bâtiments du hameau. Seule une partie du moulin du milieu et la grange-étable ne leur appartiennent pas en 1911.

Le hameau de Noirat verra revenir quelques activités, celle du « Père Chabrol », une usine de galvanoplastie active dans les années 1920, installée à la place de l’ancienne « usine de lacets ». Il louait les bâtiments aux Tixier.
Adolphe Tixier vivra dans sa maison natale jusqu’à son décès le 30 décembre 1966.
Jeanne Lichnerowich habitera de temps à autres sa maison, jusqu’à en partir définitivement en 1956-57. Grâce à elle et son merveilleuse ouvrage, Noirat deviendra Nouara et survivra.

Malgré sa déchéance contée entre les lignes par les froides listes du recensement, Noirat/Nouara n’est pas mort grâce à des hommes et femmes passionnés qui ont voulu lui donner un nouveau lustre, une nouvelle destination. Abandonnés par l’industrie papetière au début du XXe siècle, les vieux murs ont survécu grâce au tourisme, aux loisirs et feront encore la joie et l’admiration de nombreux visiteurs. Tel est le cas d’ailleurs de plusieurs anciens moulins à papier de nos vallées…

Printemps 2017, renouveau annoncé.
Printemps 2017, renouveau annoncé.
Sources :
Archives départementales du Puy-de-Dôme, recensement 1836 à 1911 en ligne pour Ambert (cote 6M41 à 6M56) (les années postérieures peuvent être consultées sur place jusqu’en 1975).
Archives départementales du puy-de-Dôme, tableau B, « utilisation agricole et industrielle des cours d’eau », 1899 et 1900, Fonds des Ponts et Chaussés (service hydraulique), S 5326 et S 5303)
Archives départementales du Puy-de-Dôme, Recueils d’État civil en ligne, Ambert de 1603 à 1912 (années postérieures sur place), cote 3E… à 6E… : 6E2303, décès 1902.

 

2 thoughts on “Le moulin de Nouara, un hameau d’Ambert -2

  1. * quelqu’un sait-il ce que sont vraiment devenues les filles qui seraient devenues religieuses, citées en 1881 ; où ont-elle vécu ? où sont-elles décédées ???
    * en 1886, il convient de lire : Jules DURANTON (une partie de la fmaille DURANTON a été papetière)
    * Françoise Marie FAVIER épouse de Joseph FAURE est décédée à Noirat (Ambert) le 15 septembre 1884 (et, non, 1881) ; leur fils Louis Joseph FAURE (né à Noirat (Ambert) le 06 décembre 1878) est dit typographe résidant à Ambert en 1898 et de Saint Etienne (Loire) en 1923
    * Jean Joseph ou Jean Marie Joseph FAURE (époux de sa cousine germaine Marie Anne FAURE) est décédé à Noirat (Ambert) le 7 octobre 1886
    * Delphine FAURE en janvier 1897 lors de son mariage à Ambert est dite sans profession, de Noirat (Ambert)
    * le couple Pierre ALLIGIER – Delphine FAURE a toujours une descendante sur Ambert
    * Bravo à Claude DRAVAINE qui a bien su dépeindre l’ambiance qu’il a pu y avoir à Nouara avec des intrigues …

    Merci Isabelle pour cette très belle évocation !!!

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