Sauvé du tas…

Un petit objet cubique, sale...
Un petit objet cubique, sale…

Attention à vous, ce qui va suivre est ce que l’on appelle de manière très triviale “du lourd”. Plusieurs heures pour écrire ce papier, qui s’est allongé au fur et à mesure de mes recherches. Bonne lecture !

Revenons un an en arrière, à la période de l’inventaire du mobilier sorti du moulin. Au-delà des meubles, des livres ont été récupérés en grand nombre, huit caisses de livres plus ou moins anciens en vrac.
Tri et rangement obligatoires donc.
Au milieu des couvertures plus ou moins banales, plus ou moins illustrées, livres dits pour enfants ou pour adultes, un petit objet du genre cubique apparaît. Petit et sale. Avec une couverture dans une matière qui n’est pas du carton, et du papier qui n’est pas issu des forêts du Nord gérées de manière respectueuse… Clairement, il s’agit de cuir (du vélin) et de papier vergé.

Quant au texte, rien à voir avec Enid Blyton et ses Oui-Oui ou Le Club des Cinq (ceci n’est en rien une critique, les volumes de cette dernière série ont bercé mon enfance à une époque où la littérature pour enfants n’était pas très développée).  Non. Il s’agit d’un ouvrage en français de Lucius Caecilius Firmianus, dit Lactance, Des divines institutions, contre les religions et erreurs des Gentils, & Idolatres, “nouvellement revu & corrigé” édité par Jean Bailleur en 1581 à Paris. Edition complète des sept livres (ce qui donne un livre de 676 pages). La traduction française est de René Famé, qui fut notaire et secrétaire de François 1er.

Page de titre avec la marque du libraire, Jean bailleur, libraire au Clos Bruneau à Paris.
Dos de l'ouvrage, la reliure en vélin de 1581.
Dos de l’ouvrage, la reliure en vélin de 1581.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons donc un ancêtre entre les mains, fragile et intrigant…

Si l’on en croit Wikipedia et les éditions du cerf, Lactance est un rhéteur latin né vers 250 en Afrique romaine et mort vers 325. En 303, quand la persécution des chrétiens par Dioclétien commence, Lactance, converti récemment au christianisme, tombe en disgrâce. Il se met alors à écrire. À la fin de sa vie, vers 316 ou 317, il devient précepteur de César Crispus, fils de Constantin. “Lactance est le premier écrivain d’Occident à tenter un exposé systématique de la doctrine chrétienne en s’adressant à la classe cultivée d’un monde romain, dont il accepte la tradition culturelle et littéraire ainsi que la tradition sociale et politique. Son objectif est de les attirer du polythéisme païen vers le christianisme et de les faire se convertir.”

Tenez-vous le pour dit ! Pour de plus amples informations : http://www.persee.fr/doc/vita_0042-7306_1993_num_130_1_899

Ses écrits sont appréciés au Moyen Âge (l’un de ses livres fut même l’un des premiers imprimés au XVe siècle, au monastère de Subiaco en Italie, après le sac de Mayence : http://classes.bnf.fr/livre/grand/1046.htm) et les humanistes du XVIe siècle le considèrent comme étant le “Cicéron chrétien” en raison de la qualité de son style. Il est aussi considéré comme l’un des Pères de l’Église, et en période de Guerre de religions, ses textes sont importants. Toutefois, les Divines Institutions ne possèdent pas la rigueur de la réflexion d’un théologien et des corrections ont été ajoutées au texte, comme ici au début de l’ouvrage.

Lettrine, le A
Lettrine, le A
Lettrine Q
Lettrine Q

 

 

 

 

 

 

 

 

Le texte de notre petit livre est en vieux françois, pas ou peu de dessins, juste les lettrines illustrées. Le papier vergé est de deux qualités, un fin et un autre un peu plus épais. Un bon gros livre de poche de la fin du XVIe siècle.

 

Filigrane, un A et un décor floral ou une corne ?
Filigrane, un A et un décor floral ou une corne ?
Filigrane : une fleur (?) un B.
Filigrane : une fleur (?) un B.
Filigrane, un P et un entrelacs ?
Filigrane, un P et un entrelacs ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois “morceaux” de filigranes apparaissent, difficiles à identifier. Un A, un P et un B. S’agit-il de filigranes de la région lyonnaise, grosse fournisseuse de papier aux imprimeurs parisiens, de papiers locaux ou bien étrangers (Italie ?) ?

Quant à des lettres inscrites au bas de certaines pages (Ai-Aii-Aiii-Aiiij…), elles indiquent que l’ouvrage est in-8° (techniquement, il est construit avec des cahiers de 16 pages, et ces lettres permettaient à l’imprimeur et au libraire de vérifier que le livre était bien monté). On en restera là avec les descriptions techniques.

La signature permettant à l'imprimeur ou au libraire de vérifier le bon montage du livre.
La signature permettant à l’imprimeur ou au libraire de vérifier le bon montage du livre.

En approfondissant l’examen de l’ouvrage, on découvre plusieurs phrases manuscrites, à la fois sur la couverture où l’on devine le titre du livre, et à l’intérieur sur différentes pages où apparaît par deux fois une signature.

Grâce à l’aide de Monsieur Drouot et du GRAHLF (Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques du Livradois Forez), les petites lignes manuscrites n’ont plus longtemps été un mystère. Voici quelles en sont les transcriptions.

Behard me possidet – 1587

Nous trouvons tout d’abord sur la toute première page blanche, juste après la couverture, Behard me possidet – 1587 : “J’appartiens à Behard – 1587”. Suit la signature dudit Behard.

Sur la page de titre, confirmation : Behard.

À la toute fin de l’ouvrage, sur les deux dernières feuilles vierges, une première annotation qui donne l’origine de l’ouvrage : Achepté de Pierre Leroy de Lalande (“Acheté de Pierre Leroy de Lalande”).

Achepté de Pierre Leroy de La lande
Achepté de Pierre Leroy de La lande

Sur la page suivante une prière de Behard :

“Mon espoir gist (gît) en Dieu
“Qu’il me garde en tout lieu
“1587”

Mori mihi vivere est (“Pour moi mourir c’est vivre” : en référence à la résurrection).

Livre de 1581

 

Enfin, sur la dernière page, de nouveau Behard et sa signature.

Ces quelques phrases sont intéressantes pour plusieurs points.
Tout d’abord, pour le dire rapidement, l’alphabétisation au XVIe siècle était encore peu étendue, seuls les moines et les plus aisés avaient accès à l’éducation. Behard, et Pierre Leroy de Lalande appartenaient donc à ces catégories.

Autre information, l’ex-libris, ou marque de possession , ici manuscrit. Il indique le propriétaire en 1587 (Behard) ; mais une deuxième marque donne le nom d’un propriétaire précédent Pierre Leroy de Lalande). L’origine de ces deux noms est plutôt le nord de la France, de la Bretagne à l’Alsace. Le livre n’est donc pas issu d’une bibliothèque d’un riche marchand du Livradois-Forez, dommage. Par ailleurs, l’un de ces deux noms présente prénom (Pierre) et nom dit de famille (Leroy de Lalande), et l’on pourrait croire que le Lalande est une indication de lieu (un Lalande dans l’Yonne !). L’autre nom, Behard, correspond au nom dit de famille, pas de prénom. Il lui appose en revanche une très caractéristique et complexe signature manuscrite.

Behard et sa signature
Behard et sa signature

Le XVIe siècle est un tournant en ce domaine. La définition du nom tel que nous le connaissons (prénom, nom) est très récente, les personnes étant désignées autrefois par un prénom, puis un suffixe qui désignait le lieu, un caractère… Ainsi, les noms de familles de la région d’Ambert correspondent très souvent à des noms de lieux : Gourbeyre (Gerbeyra en 1350), Vimal, Montgolfier, Ribbe, Las Miolanas, La Collange, Richard…
Pendant de nombreux siècles, les personnes étaient reconnues, identifiées par leur cachet, leur sceau qui avaient valeur légale (et qui ne les obligeaient pas à savoir lire et écrire !). La fin du XIVe siècle et le début du XVe siècle voient la tendance s’inverser avec de plus en plus de signatures manuscrites au bas des documents. L’ordonnance de 1554 obligeant les notaires à faire signer les contractants précipite la multiplication des signatures. Elle oblige les personnes à toujours signer de la même manière (des modes apparaissent d’ailleurs comme pour les écritures, facilement attribuables à des périodes), et elle marque l’émergence et l’affirmation des individus et de leurs personnalités.*

Même si l’on ne connaît pas son nom en entier, Behard s’affirme doublement en signalant la possession de l’ouvrage et son inscription dans le temps, et en apposant par deux fois une signature manuscrite.

Dommage qu’on n’en sache pas plus sur lui et son prédécesseur. Qui sait, un bibliophile averti possède peut-être d’autres ouvrages de sa bibliothèque…

Retour maintenant sur le libraire. Qui est Jean Bailleur ? Voici quelques précisions trouvées dans l’ouvrage de Philippe REYNOUARD (1862-1934), Imprimeurs et libraires parisiens du XVIe siècle, tome deuxième, Baaleu-Banville / ouvrage publ. d’après les ms. de Philippe Renouard ; par le Service des travaux historiques de la Ville de Paris ; avec le concours de la Bibliothèque nationale[réd. par Albert Labarre, Brigitte Moreau, Sylvie Postel et Jeanne Veyrin-Forrer], 1969, page 370. Document à consulter en ligne à l’adresse suivante :  www.gallica.bnf.fr

“BAILLEUR(Jean), dit DES NOIX ou DES NOIRS

Libraire et relieur, bourgeois de Paris. En 1539, il est compagnon relieur, puis relieur au Mont-Saint-Hilaire, marié à Antoinette Cavetier ou Savetier (ou Canetier?). Dans un acte de l’année suivante, il s’intitule libraire et relieur.

De 1543 à 1550, il est établi rue Frementel. Ayant épousé en secondes noces Marguerite Audebert ou Haudebert (ou Haudebart) au mois de septembre1549, il loue le 9 janvier 1550, apparemment comme local secondaire, la maison des Chassieux, rue Bordelle, mais renonce à son bail le 28 octobre suivant. En 1551, il demeure provisoirement rue Saint-Jean-de-Latran et, le 4 août de cette année, prend la suite du bail du libraire Mathurin Forvestu pour une petite maison appartenant au collège du Plessis, rue Frementel. Sans doute donne-t-il à cette maison l’enseigne de la Belle Fleur, puisqu’il demeure à cette adresse, dans la même rue, un an et demi plus tard. Cependant, on le trouve en 1558 sur le Petit Pont. Peu après, il se réfugie à Genève, probablement en raison de ses opinions religieuses.

Il est en effet inscrit le 9 mai 1559 sur le livre des habitants de la ville comme « libraire, natifz de Paris… 5 ». De retour à Paris, il habite rue Saint-Etienne-des-Grès, où il est taxé en 1571 à 60 sols, qu’il ne paie pas. Il doit conserver des attaches avec la rue Frementel, car les deux livres qu’il publie en 1581 portent l’adresse du Clos Bruneau, « à la belle Fleur » ou « près les trois croissans ». 〈 Le livre de Lactance dont nous parlons dans cet article est l’un de ces deux ouvrages. 〉

Il meurt, demeurant alors rue Bordelle, avant le 27 mai 1584, date à laquelle sa veuve Marguerite se remarie avec René Poictevin, teinturier en drap.

Jean Bailleur avait une sœur, Jacqueline, mariée à Jean Bessin, libraire rue Saint-Jacques.

Il utilise une marque à son chiffre (Renouard, n° 27) représentant une plante à trois fleurs entourée de la devise « Nosce te ipsum ».”

Marque de Jean Bailleur au Quatre de chiffre.

Concernant cette marque, un signe cabalistique apparaît sous la plante à trois fleurs, que l’on appelle le Quatre de chiffre. Un signe utilisé par plusieurs corporations, comme les imprimeurs et les libraires, dont la signification n’est pas franchement éclaircie. Une étude de 2004 sur les Marques typographiques d’imprimeurs et de libraires apporte quelques pistes, en résumant la nombreuse littérature sur le sujet depuis le XIXe siècle** (Aurélie VERTU, p. 45) :

“L’idée du quatre pour signifier le signe de la croix est une hypothèse vraisemblable, bien que lorsque l’on trace sur soi le signe de la croix on ne dessine pas un quatre mais un quatre retourné comme l’a fait remarqué René Wiener, relieur nancéien (1855-1939). Une autre explication religieuse possible trouve l’origine du chiffre quatre dans une antiquité lointaine : celle du chrisme. Le monogramme du Christ est constitué des deux premières lettres de l’alphabet grec Khi 〈X〉 et Rhô 〈P〉 et produit une forme géométrique. La branche du quatre formant un triangle pourrait enfin signifier la foi en la Trinité et le fait de placer le travail réalisé sous sa protection…”

Le signe est ici formé d’un 4 prolongé par une croix barrée d’un X (Chrisme ou croix de saint André ?) sur lesquels sont dessinés un B et de nouveau un 4, à moins que l’on n’y voie aussi un I, pour les initiales de Bailleur Iohannes ? S’y ajoutent les initiales J(ean) et B(ailleur) de nouveau au-dessus du 4 en haut. Là s’arrêtent mes compétences en matière d’ésotérisme.

Le Quatre de chiffre de Jean Bailleur. En rouge le 4 et la croix, en vert, le Chrisme ou la croix de saint André, en jaune le B et le 4, en bleu le I. Non marquées, les initiales J et B au-dessus du 4 supérieur.

Voilà tout ce que je peux dire sur cet ouvrage, en espérant ne pas avoir commis trop d’erreurs faute de compréhension ou de connaissance. Si des bibliophiles ont d’autres informations, ou veulent plus de détails, libre à eux de me contacter, je serais ravie de mieux comprendre cette vieille chose qu’est ce livre…

Quant à vous, j’espère que vous avez tenu le fil jusqu’au bout !

 

*http://classes.bnf.fr/dossiecr/in-autog.htm et http://labyrinthe.revues.org/739
** http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/844-les-marques-typographiques-d-imprimeurs-et-de-libraires-xve-xixe-siecle.pdf

 

3 thoughts on “Sauvé du tas…

  1. Au 16ème siècle l’alphabétisation était plus vaste que vous le dites. La Sorbonne ouvrit au 12ème siècle et est offciellement autonome au 13ème siècle:  » en 1200, un diplôme de Philippe Auguste ; en 1215, une confirmation par le légat pontifical ; en 1231, la bulle Parens Scientiarum du pape Grégoire IX. » (https://www.sorbonne.fr/la-sorbonne/histoire-de-la-sorbonne/la-fondation-de-la-sorbonne-au-moyen-age-par-le-theologien-robert-de-sorbon/). Il faudrait ajouter l’université de Montpellier: « L’enseignement médical à Montpellier est né de la pratique, en dehors de tout cadre institutionnel, au début du xiie siècle. Le seigneur de Montpellier Guilhem VIII accorde à tous et donc aux Juifs en 1181 le droit d’exercer et d’enseigner la médecine. » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Facult%C3%A9_de_m%C3%A9decine_de_Montpellier). Ce cas introduit les Juifs qui étaient beaucoup plus lettrés que le reste de la population. N’oublions pas les Juifs du Puy en Velay, les quartiers juifs de nombreuses villes de notre région avec des survivances dans les noms (rue des Juifs de Souvigny). Et nous devrions ajouter l’université de Bordeaux: « Créée le 7 juin 1441 par le pape Pape Eugène IV à l’initiative de Pey Berland – archevêque de Bordeaux de 1430 à 1456 – l’université de Bordeaux comptait quatre facultés : art, médecine, droit et théologie. » (http://www.u-bordeaux.fr/Universite/L-universite-de-Bordeaux/Histoire-et-patrimoine).

    Après la Peste Noire l’invention de l’imprimerie fut du pain béni pour la formation de la nouvelle classe administrative du royaume, de l’Europe et le développement de l’éducation secondaire et supérieure avec Rabelais (1483-1553) se moquant de l’éducation encyclopédique fondée sur la Bible. Et que dire de Villon? Ou de l’Hôtel de la Brosse à Olliergues? Il y avait dans la société du 16ème sicèle une classe lettrée avec le développement du protestantisme, luthérien ou calviniste fondé sur la lecture de la Bible et pour les protestants la lecture doit être personnelle.

    La présence de ce livre me ferait penser à une influence protestante dans la zone d’Ambert (Reste à savoir quand il est arrivé dans la zone d’Ambert). N’oublions pas que le capitaine Merle passa à Ambert en 1574-75 (lui peut être si c’est une légende, ou un capitaine: Merle mourut à Mende), soit douze ans avant la date de Behard sur le livre. On sait si peu de choses sur les Juifs et les protestants dans le Livradois Forez.

    Une dernière question a trait au « copyright » inventé en Angleterre en 1557. Quel était le statut de l’édition ici concernée, exclusive de l’imprimeur-libraire-éditeur ou bien non exclusive, et quelle était la protection de l’auteur? Ici l’auteur est ancien, mais quelle est la source et le statut de cette source, nécessairement un manuscrit: lequel ou d’où vient-il? Traduction d’un notaire et secrétaire de François 1er. Il y a donc un auteur sinon vivant en 1581, date de la publication, du moins cette traduction manuscrite appartient à quelqu’un: quel est le statut de ce quelqu’un concernant la dite publication? L’édition réduite à impression-édition-librairie en une seule personne le plus souvent n’a aucune protection en France si ce ne sont les réglementations féodales survivant dans le commerce: guildes et autres. Je suisun spécialiste de l’Angleterre, mais sur le continent on a encore les guildes ou leurs descendants. Qu’en est-il pour ce livre? Cela pourrait expliquer comment il est arrivé à Ambert.

    Bonne journée

    Jacques

    Freedom of Expression and Copyright, The Foundations of All Liberties (English Edition) Format Kindle
    de Jacques COULARDEAU (Auteur), Annunzio COULARDEAU (Illustrations)
    https://www.amazon.fr/dp/B06XNJZ4W6/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1490002400&sr=1-1&keywords=cOULARDEAU+freedom

  2. savoir comment ce livre est arrivé à Nouara ??? est-ce un livre arrivé il y a des siècles ? est-ce un cadeau que quelqu’un a fait à l’abbé DUVAL ?

    1. Sachant que l’abbé Duval chinait et qu’on lui faisait des cadeaux, sachant aussi que nous avons trouvé des ouvrages des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles de toutes les sortes et sur tous les thèmes, je serais partante pour cette solution, un cadeau ou un achat très récent. Peut-être même en provenance de Normandie.

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