La cloison mobile

Fermée, côté pièce commune.
Fermée, côté pièce commune.

L’ancienne salle commune du vieux moulin accueillait autrefois la famille autour de la cheminée, la table, la maie et au fond dans l’ombre les lits clos. Elle s’ouvrait sur d’autres pièces en enfilade dédiées aux serviteurs, les chambres des compagnons et chambres des filles ou ouvrières, puis des salles consacrées aux tâches de la fabrication du papier, comme le tri des chiffons. Une cloison en bois séparait cette pièce commune des pièces professionnelles.

Une cloison comme on en rencontrait dans d’autres fermes ou maisons rurales.

Fermée, côté pièces des serviteurs.
Fermée, côté pièces des serviteurs.

L’intérêt de ces cloisons en bois ? Le matériau est très présent sur place, facile à mettre en œuvre, et il possède des caractéristiques intéressantes : il permet de réguler l’hygrométrie des lieux en absorbant l’humidité dans les périodes humides ou en la renvoyant dans les périodes sèches ; il est par ailleurs, sinon isolant du moins non-conducteur de froid. Ce qui explique la sensation de bien-être dans une pièce bardée de bois.

Côté pièce commune, les planches sont horizontales.
Côté pièce commune, les planches sont horizontales.
Côté pièce commune, les dessins et les clous sur les planches.
Côté pièce commune, les dessins et les clous sur les planches.

La cloison est de nos jours mobile, mais elle ne le fut sans doute pas toujours. Il s’agit vraisemblablement au départ d’une cloison fixe en épaisses planches de résineux, s’ouvrant par une porte en son centre. Cette dernière est à lames contrariées ou lames croisées, le côté pièce commune étant en planches horizontales cloutées marquées de traits fins formant des losanges, comme peuvent le faire les capitons ; l’autre côté est un assemblage de planches verticales simples tenues par des ferrures. Celles-ci sont anciennes, mais la serrure montre des changements.

Gonds.
Gonds.
Ferrures et ancienne serrure, côté pièces des serviteurs.
Ferrures et ancienne serrure, côté pièces des serviteurs.

La cloison est constituée d’épaisses planches en épicéa verticales ( ?) tenues ensemble par deux pièces en bois horizontales, une en haut et l’autre en bas. Ces pièces sont récentes.

Avec la grande poutre et la cheminée, cette cloison est ce qu’il y a de plus ancien dans le vieux moulin (en dehors des murs !). Remise en état et en valeur, elle sera l’une des pièces maîtresses des futures salles de l’étage.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *