Bombyle Sp.

Vous avez dû le comprendre, j’adore la nature. Même si je ne suis spécialiste ni de près ni de loin en rien. Mais par curiosité je m’intéresse aux plantes et aux animaux. Vu le matériel photo dont je dispose, difficile pour moi de faire de la photo « animalière ». Je me rabats donc sur les fleurs et sur les petites bêtes. Et après, je cherche sur Internet ce que j’ai pris en photo, ce qui au passage permet de m’instruire tout le temps un peu plus.

Bombyle, ou mouche à toison, ou mouche bichon !

Pour en revenir aux petites bêtes, on découvre un monde qui n’est pas toujours ragoûtant (les humains ne sont pas toujours terribles non plus, mais ça c’est facile). En tout cas toujours surprenant.
J’étais donc en train circuler au travers des herbes folles du jardin de Nouara un beau jour de printemps, lorsque j’ai été intriguée par une bestiole que j’ai prise au premier abord pour un bourdon. Problème, elle était de couleur crème, sans rayures, et ses pattes étaient très fines, bien plus que celles d’un bourdon qui est plutôt du genre râblais. J’avais en fait l’impression de voir un petit nounours volant avec une grande trompe pour siroter le nectar des fleurs.

Bombyle butinant. On aperçoit la trompe plongeant dans la fleur. Les ailes battent si vite en vol stationnaire qu’on les devine à peine.

Renseignement pris, j’avais devant moi un bombyle. Lequel, mystère. Mais cet insecte est aussi appelé mouche bichon en raison de sa toison épaisse. Encore un qualificatif pour le rendre sympathique, tout autant que les images qui défilaient à l’écran. Mais à un moment, déception ! Ce petit animal pourrait aussi avoir comme surnom « mouche Jekyll et larve Hyde ». C’est à partir de sa reproduction en effet que cet insecte a priori bien inoffensif adopte un comportement pour le moins étrange. Il ne pond pas sous les feuilles, dans l’eau, en terre, etc., non. Mme Bombyle met du sable à l’extrémité de son abdomen, sable qui recouvre les œufs gluants lors de la ponte, très particulière, puisqu’elle se fait en vol au-dessus des galeries des abeilles ou bourdon solitaires. L’œuf éclos, la larve va pénétrer plus loin dans la galerie et commencer à manger les provisions que les abeilles ou bourdons ont faites pour leurs propres larves. Puis une fois les provisions achevées, elles dévoreront les larves elles-mêmes.

Les bombyles passent donc l’hiver sous forme de larve au chaud dans des galeries qui ne sont pas les leurs. Au printemps, transformées en jolies mouches, elles sortent et prennent leur envol jusqu’à ce qu’elles se reproduisent à leur tour.

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