Âmes d’artistes

Dans une des salles voûtées, détail d’un des murs peints.Le lézard, la paysanne et les scieurs de long.

On peut aimer ou pas, peu importe, certains anciens colons ont laissé leurs traces picturales sur les murs du vieux moulin, ou bien sous forme de tableaux, sur papier ou bois le plus souvent. Certains dessins des enfants sont restés, mais aussi ceux des moniteurs ou des bénévoles. Ils nous ont transmis leurs visions de ce qu’était ou a pu être Nouara, des contes qui s’y racontaient autrefois et plus tard au sein de la colonie. D’autres se sont essayés à l’art abstrait.

Trois des murs d’une salle voûtée sont ainsi ornés de panneaux, datant des années cinquante ou tout début soixante, où se déroule la vie supposée des papetiers et des paysans dans ces montagnes du Forez à la fin du XIXe siècle, celle aussi des scieurs de long allant se louer loin de chez eux. On y croise le lézard vert et un papillon (non identifié !), un Gaspard des montagnes* peut-être dans un coin. Et puis les premiers camps de colons sur la prairie devant le moulin, les plongeons dans la piscine et le dur travail pour sortir les creux de pile des salles voûtées.

Le camps des premiers colons à Nouara.
Le camps des premiers colons à Nouara.
Les papetiers et les mariés.
Les papetiers et les mariés.

 

Portrait.
Portrait.
Vue imaginaire de Nouara.
Vue imaginaire de Nouara.
Paysage de montagnes.
Paysage de montagnes.

Les murs étaient couverts de tableaux divers sur bois et papier, citons à la volée le grand tableau qui trônait sur un mur au rez-de-chaussée de la maison du XIXe siècle, une vue imaginaire de Nouara au XVIIIe siècle ; ou bien celui de quatre mètres de long environ figurant une déambulation fantasmagorique au cœur des saisons, de paysages ou de villages sortis tout droit de l’imagination des différents auteurs. Chez d’autres, les montagnes deviennent une suite d’ondulations colorées, une « abstraction figurative », plus ou moins bien maîtrisée en fonction de l’âge du peintre…

Autour du monde.
Autour du monde.
Paysage de montagnes.
Paysage de montagnes.

Autre matériau, autre technique, l’abbé Duval était un fervent amateur de ferronnerie d’art, et le moulin a conservé nombre de ses réalisations. Comme cette tête enflammée ou ce bateau avec skipper, surprenant dans un paysage de montagne, sauf si l’on se rappelle que les membres de la colonie étaient originaires de Normandie.

Diablotin.
Diablotin.
Skipper.
Skipper.
*Gaspard des montagnes est une œuvre d’Henri POURRAT, écrivain ambertois, venu à plusieurs reprises à Nouara rendre visite à Claude Dravaine, son amie. À cette occasion, il testa ses histoires sur les enfants de la colonie L’Arche.

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