À Nouara, il n’y a pas que des pierres…

… Il y a aussi de l’eau !

Et oui, c’est un moulin. Le ruisseau de Gourre ou de Nouara, au choix, traverse le jardin de part en part. Un ruisseau de montagne aux eaux vives et fraîches, bondissant de caillou en rocher. Un peu emportées parfois en cas d’orage ou de fonte des neiges. Un bruit de fond permanent en tout cas qui s’ajoute à celui du vent dans les arbres, une berceuse apaisante assurément.

Le ruisseau de Nouara descend de la montagne en ressauts bondissants. Ici, juste avant le domaine, le pont au fond permettant de le traverser.
Le ruisseau de Nouara descend de la montagne en ressauts bondissants. Ici, juste avant le domaine, le pont au fond permettant de le traverser.

Quelques centaines de mètres après Nouara, il devient le ruisseau de Valeyre, rejoint le ruisseau de Laga, et parcourt de concert avec lui la plaine pour mêler leurs eaux à celles de la Dore près du plan d’eau d’Ambert.

En descendant la pente du domaine.

Mais il n’y a pas que le ruisseau. Les sources coulent un peu partout, l’une glougloute le long du grand mur montant à la cour, une autre sortant d’un mur mitoyen arrose des menthes en haut du chemin. Une autre source, celle de « la carte » descendant de la colline, a été « canalisée » et s’écoule on ne sait pas où.

Une source coule le long d'un mur, provenant du jardin de la grange-étable.
Une source coule le long d’un mur, provenant du jardin de la grange-étable.

Amie des papetiers en rendant leur papier si blanc, l’eau fut aussi leur ennemie quand elle se déchaînait et brisait leurs moulins. Les machines se sont tues, l’eau chante toujours, pour notre grand plaisir.

« Que d’eau, que d’eau*, me dit le lézard vert en fuyant dans l’herbe épaisse, je tiens à ces belles pierres des murets où il m’est doux de me chauffer. »

Mais nous aussi nous y tenons !

Nouara a décidément des airs de Paradis.

 

*Le Maréchal Mac-Mahon, président de la République française, devant la crue de la Garonne à Toulouse en 1875.

3 thoughts on “À Nouara, il n’y a pas que des pierres…

  1. Bonsoir,
    Comme tant d’autres, je suis aussi un ancien de Nouara. Nous avons créé une page facebook où j’ai pu scanner une petite partie d’un énorme lot de photos venant de notre « opération sauvetage en catastrophe » de l’automne dernier.
    Nous avons du hélas faire des choix drastiques et chaque page d’album arrachée à la va-vite nous a coûté terriblement. J’ai eu l’impression de saccager la mémoire d’une vie entière.
    Je suis très sensible au fait que vous semblez attacher tant d’importance à tous ces détails qui ont fait notre jeunesse. Gardez bien précieusement chacun de ces objets qui ont été patiemment collectés par l’Abbé Duval et qui racontent un bout d’histoire, un bout de vie.
    Chacun a été négocié par la parole, par l’échange avec ces anciens de la montagne, propriétaires d’un savoir ancestral.
    L’Abbé a parcouru des milliers de kilomètres dans ces paysages qu’il connaissait plus encore que ceux de sa contrée natale.
    Tout comme vous, il est tombé amoureux de Nouara. Il a découvert cet endroit qui n’était que ruine, passant sa première nuit au hasard de sa route dans une grange dont le toit s’était effondré.
    Chacun de vos propos, chacune de vos découvertes me parle…

    Cdlt

    1. Bonjour,
      J’ai vu votre page Facebook et le très gros travail de scans que vous avez réalisé. Nous n’avons pas connu ce que vous avez vécu à Nouara pendant votre jeunesse, mais ce lieu nous a touché profondément, d’autant plus que tous les témoignages concernant cette colonie et l’Abbé Duval convergent. Nous n’allons pas refaire une colonie, je l’ai déjà dit, à chacun son « oeuvre ». Mais nous allons essayer de faire découvrir Nouara le plus largement possible.
      Bien cdlt

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